Université Nazi Boni : la qualité au cœur de l’action de son président

Le Pr Macaire Ouédraogo est le président de l’université Boni, depuis maintenant plus de deux ans. Dans une interview qu’il a bien voulu accorder, il dresse, sans « s’auto-congratuler », un bilan satisfaisant des actions menées depuis son arrivée pour le rayonnement de cet établissement.

Ouest Info : Quel bilan tirez-vous après deux ans de gestion de cette prestigieuse université.

Macaire Ouédraogo : Il faut d’abord dire qu’à notre arrivée à la tête de l’Université Nazi Boni, nous avions une vision ; celle de la transformation qualitative des femmes et des hommes ainsi que de l’université. Notre objectif à travers cette vision, c’est la certification de l’université comme un établissement ISO répondant à tous les critères de qualité.

Ouest Info : Comment comptez-vous y parvenir ?

Macaire Ouédraogo : Pour implémenter notre vision qualitative, on a estimé que le premier domaine où il fallait intervenir était la gouvernance qui est très fondamentale dans la gestion de la communauté universitaire. Pour cela, il a fallu faire une auto-évaluation afin de savoir où nous en sommes avec les indicateurs pour qu’à l’issue des cinq années, nous puissions dire s’il y a eu des avancées. Au niveau de la gouvernance, on a souhaité une gouvernance participative, inclusive, transparente et avec beaucoup de visibilité. Au bout de deux ans, il n’y a point de barrière entre la présidence de l’UNB et les directions des différentes unités de formation. Une tournée est même prévue dans les différentes écoles pour toucher du doigt les réalités desdites écoles et prendre en compte leurs aspirations dans la gouvernance. Nous avons une gouvernance inclusive, parce qu’une rencontre hebdomadaire se tient avec tous les directeurs et directeurs adjoints pour faire le point des avancées, des acquis, des perspectives afin qu’on puisse corriger progressivement les insuffisances. Cette gouvernance se dit transparente parce que tout le monde sait ce que je fais et je reçois tout le monde à n’importe quelle heure pour expliquer à qui veut le savoir ce que nous faisons. Quant à la question de la visibilité, nous avons mis en place un focus bimensuel permettant de savoir de l’extérieur, le fonctionnement des différentes UFR (unité de formation et de recherches).

Ouest Info : Concrètement, qu’en est-il des résultats engrangés ?

Macaire Ouédraogo : En deux ans, nous avons formé des agents et recyclé le personnel. Nous avons mis en place un club de football qui va permettre non seulement une bonne visibilité, mais aussi de renflouer les recettes de l’UNB. Par la suite j’ai incité les enseignants à diversifier la formation. Ce qui permet d’adapter la formation à la réalité. L’UNB dispose également d’un centre d’excellence africaine qui agit dans l’innovation biotechnologique dans la maladie à potentiel vectoriel. Nous avons reçu une cité d’une capacité de 2500 lits, un centre de santé, une voie d’accès à l’INSSA bitumée. Il y a aussi également beaucoup de changement en matière de restauration notamment, le rabais du coût et la diversification des mets.

Ouest Info : Comment appréhendez-vous ces résultats ?
Macaire Ouédraogo: Il faut dire que ces résultats, c’est le fruit des efforts de tous les acteurs de notre université. Nous sommes certes satisfaits, mais il faut reconnaître qu’il y a encore des efforts à faire, sommes nous conscients.

LD

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