Université Nazi BONI : A la découverte du processus de reproduction artificielle de poissons- chat africain

Une caravane de presse a procédé ce mardi 11 août 2020, à une visite terrain de l’écloserie de poisson- chat africain de l’unité de recherche en aquaculture et biodiversité aquatique (UR/ABAQ) au sein de l’Université Nazi BONI à Nasso. Ces journalistes, venus de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ont pu constater de visu le processus de la reproduction artificielle du poisson-chat africain aussi appelé silure, effectuée par le Pr Aboubacar Toguyeni et ses étudiants ; l’une des deux espèces élevées sur ce site, la seconde étant le tilapia communément appelée « carpe ».

Il faut user de technique pour en arriver à la reproduction artificielle des poissons- chats africains comme les Hommes de média ont pu le constater à l’écloserie de l’UR/ABAQ de l’Université Nazi BONI.

En effet, selon les explications du Pr Aboubacar Toguyeni, Professeur titulaire en sciences halieutiques, l’une des étapes majeures consiste au préalable à faire une injection aux femelles afin d’obtenir la maturation des ovules. Ce processus, dit-il, se fait naturellement dans leur biotope, mais pas quand elles sont en captivité.

Il faut par la suite procéder à l’extraction de ces ovules puis à celle des gonades chez les mâles après les avoir endormi, dans le but de lancer le processus de fécondation. Dans les conditions requises, ces œufs devraient en 24h donner un résultat positif.

Les poissons ainsi obtenus de à l’issue de ce procédé, grandiront dans des bassins construits à cet effet. Quant à leur alimentation, elle est gérée sur place, faite à base de tourteau de coton ou de sésame en plus d’autres ingrédients.

Pour un bon rendement à en croire les propos du Pr Toguyeni, il ne faut pas lésiner sur cette dernière. Le poste de production d’aliments, soutient-il, représente 70% du coût de production des poissons.

Le Pr Aboubacar Toguyeni

Le fonctionnement de ce centre ne se fait cependant pas sans difficultés, martèle le Pr Aboubacar Toguyeni. A l’entendre, celui-ci fait face à des problèmes énergétiques.

Les différents délestages, martèle-t-il, n’arrange aucunement les installations électriques sur ce site, et maintes fois, l’inverseur du groupe électrogène en a fait les frais. Le site n’a non plus pas de personnel technique, uniquement que des scientifiques.

Mais malgré tout, en ce lieu, est abattu un travail de recherches non négligeable dont les résultats profiteront à toute la nation. Le Pr Toguyini en profite pour demander aux autorités et/ ou aux décideurs de faire confiance à la recherche nationale.

Abdoul-Karim E. Sanon

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire