UNB : Un rattrapage académique et un suivi en faveur des victimes de la répression de janvier 2022

Ce mardi 22 février 2022, le président de l’université Nazi Boni (UNB) de Bobo-Dioulasso, Professeur Macaire Ouédraogo, accompagné de ses plus proches collaborateurs, s’est rendu à la cité universitaire de Kôbawé, sise au secteur 29 de Bobo-Dioulasso. Objectif, s’enquérir de l’état de santé des étudiants victimes de la répression de la grève des 13 et 14 janvier 2022.

Réaffirmer le soutien, la solidarité et l’accompagnement de la présidence de l’Université Nazi Boni aux étudiants blessés lors de la répression de leur grève en janvier dernier; c’est la raison qui a prévalue à cette visite, « soldée par une note de satisfaction comme les précédentes ».

Pour le Professeur Macaire Ouédraogo, ce sont des incidents qui surviennent régulièrement et souhaite que l’on en sorte grandit. « Il peut arriver que l’on trébuche. Si cela  arrivait, il est nécessaire de se relever ensemble main dans la main pour voir comment aborder l’avenir » a-t-il signifié.

Il reconnait que si les étudiants sont absents ou mécontents, c’est toute l’administration de l’UNB qui est handicapée. Pour cela, il pense qu’en les écoutant, il faut établir de véritables canaux de communication avec eux.

Pour lui, la gouvernance déconcentrée au niveau des directions a montré les limites de pouvoir se rapprocher des étudiants. C’est pourquoi estime-t-il, qu’ensemble avec les coordonnateurs, les chefs de départements et les directeurs adjoints, la présidence a décidé d’échanger afin qu’ils soient à l’écoute et beaucoup plus tolérants envers les étudiants qui représentent la relève de demain.

Le président de Nazi Boni a tenu à saluer l’optimisme, le réconfort suite à cette visite et la proximité que la présidence de l’UNB témoigne vis-à-vis des étudiants. Il indique que ces derniers ont émis le souhait que cette proximité puisse se pérenniser de sorte à ce qu’un climat de paix durable puisse être instauré au sein de la cité universitaire et de l’institution académique.

Il rassure qu’au-delà du rattrapage académique, il est proposé aux victimes un bon suivi pour leur réinsertion ainsi qu’un soutien psychologique et psycho-affectif.

Le rattrapage académique consiste selon le président de Nazi Boni, à suivre chaque étudiant de façon spécifique. « Selon le cas, on va développer un système pour permettre de rattraper ce qui est perdu et compenser ce que l’étudiant devrait avoir s’il n’avait pas eu cet handicap moteur » a expliqué Macaire Ouédraogo.

Quant aux évaluations, elles peuvent être reprises ou annulées de sorte à ce qu’il n’y ait pas de répercussion sur leurs moyennes selon lui. Et de rappeler que de tels incidents peuvent avoir des répercussions sur le rendement et qu’il faut trouver les moyens de rendre les victimes aussi performantes qu’avant l’incident.

Lass/Ouest-info.net

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