Transformation artisanale du coton : un projet de plus de 3 milliards CFA pour renforcer les capacités des acteurs

Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a officiellement lancé ce vendredi 6 novembre 2020, à Bobo-Dioulasso, les activités du projet de «renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des artisans burkinabè par la mise en place d’un Centre national d’appui à la transformation artisanale du Coton (CNATAC) ».

Né de la volonté de l’État burkinabè avec le soutien technique et financier de la république d’Italie, le CNATAC a pour objectif de former et de renforcer les capacités techniques et entrepreneuriales de 2000 artisans dans les métiers du tissage, de la teinture, du batik, de la confection et de la maintenance, dans les treize régions du Burkina Faso.

« Les exigences de la mondialisation imposent aux artisans, la nécessité d’être compétitifs, ce qui les contraint à moderniser leurs outils de production tout en préservant leurs savoir-faire traditionnel » a soutenu le ministre Harouna Kaboré dans son discours.

Le projet CNATAC qui sera basé à Bobo-Dioulasso, a un coût global de 3 milliards 571 millions 784 mille 196 F CFA. L’État burkinabè contribue à hauteur de 8, 2% au projet. Il sera exécuté pour une période de 3 ans.

Spécifiquement, 380 artisans seront formés en tissage, 380 en teinture, 200 en confection. Au titre de la formation en gestion d’entreprise, 180 artisans seront formés en GERME (Gérez mieux votre entreprise), 960 en gestion entrepreneuriale.

Le projet a été salué par les artisans. Leur porte-parole a traduit toute sa reconnaissance au Gouvernement burkinabè et à la coopération italienne pour cette initiative qui leur permettra sans doute de professionnaliser leurs entreprises et de transformer davantage le coton burkinabè.

Le CNATAC fait suite à une longue série d’initiatives du gouvernement visant à transformer une partie de la production cotonnière. Nous pouvons citer entre autres: l’Initiative 5000 métiers à tisser, la création de la Société d’égrenage de coton biologique (SECOBIO) à Koudougou, le renforcement des installations de FILSAH pour doubler la capacité de production, la construction en cours de l’usine de retordage de fil COTEXA à Tanghin Dassouri, la construction en cours des usines d’égrenage de Tenkodogo et Ouargaye avec Faso coton.

Premier produit d’exportation agricole du Burkina, le coton fait vivre de millions de personnes notamment les femmes et les jeunes.


DCPM MCIA

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire