Traitement de l’information électorale : Une quarantaine de journalistes des Hauts-Bassins à l’école des bonnes pratiques

A l’initiative du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), avec l’accompagnement du PNUD, une quarantaine de journalistes ont vu leurs capacités se renforcer sur le traitement de l’information électorale dans un contexte de crise socio-sécuritaire les 16 et 17 juillet 2020 à Bobo-Dioulasso. Cet atelier de formation entre dans le cadre des activités du CSC dans la perspective des élections couplées de novembre 2020, comme l’a souligné Abdoulazize Bamogo, vice-président du CSC.

Eviter toute dérive des journalistes et des médias en période électorale en les outillant à cet effet, telle est la mission que s’est assigné le CSC, qui est en charge de veiller à la conformité des discours politiques à la loi, à l’éthique et à la déontologie des journalistes dans les médias, selon Abdoulazize Bamogo. Cette démarche, à en croire ses propos, se veut préventive.

48 heures durant donc, les participants ont suivi plusieurs communications, comme celles sur les manquements récurrents à la loi, à l’éthique et à la déontologie en période électorale ; sur la responsabilité sociale du journaliste en période électorale et sur le traitement de l’information dans un contexte de crise entre autres.

Les attentes du CSC vis-à-vis des journalistes et des médias demeurent cependant une contribution de ces derniers à la tenue d’élections apaisées, une impartialité dans la relation des faits, et faire du traitement des Fakes news une mission clé.

Cette institution attend également des médias une prise en compte du genre, en responsabilisant les femmes dans le traitement de l’information notamment, se référant à la communication du vice-président du CSC, Abdoulazize Bamogo.

Une cérémonie de remise d’attestations aux participants a clos cet atelier de formation, à l’issue de laquelle, ceux-ci n’ont pas manqué de témoigner leur reconnaissance non seulement aux initiateurs mais aussi aux formateurs, tout en s’engageant à appliquer les conseils reçus durant la session.

Notons par ailleurs que cette étape de formation des professionnels de médias à Bobo- Dioulasso est la dernière, après celles de Ouagadougou, Ouahigouya et de Fada. Au lancement du processus, l’objectif, martèle le vice-président du CSC était de former 200 journalistes, et à ce jour, plus de 200 journalistes participants ont été dénombré, soutient-il.

Selon ces propos, deux autres formations sont en perspectives dont l’une destinée aux journalistes en langues nationales et la deuxième, concernera les animateurs des émissions d’expression directe.

Abdoul-Karim E. Sanon

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