Terrorisme différent de l’islam: Un thème au cœur d’une conférence initiée par la Lifa

La Ligue Islamique du Faso (LIFA) a animé une conférence publique au profit de jeunes de la région des Hauts-Bassins. Objectif, éclairer ces jeunes sur l’amalgame qui est souvent fait entre l’islam et le terrorisme afin qu’il puisse se prémunir des actes qui portent le sceau du phénomène qui fait actuellement rage au Burkina Faso. C’était à Bobo-Dioulasso dans la matinée de ce dimanche 24 octobre 2021.

« Terrorisme différent de l’islam: fondement et confusion », c’est sous ce thème que la Ligue Islamique du Faso (LIFA) a organisé une conférence publique sur le terrorisme qui est parfois assimilé à l’islam.

Animée par Amadou Sanogo, président de la Lifa, par ailleurs vice-président de la communauté musulmane de l’ouest du Burkina, cette conférence au profit des jeunes vise à permettre à ces derniers de mieux comprendre le phénomène du terrorisme afin de s’en départir.

Pour ce dernier, cette conférence était plus que nécessaire car les jeunes qui sont aujourd’hui les cibles privilégiées des mouvements armés qui, parfois essaient de donner une connotation islamique à leurs actes. Il est convaincu que ces genres de cadres permettent de prévenir le mal car mieux informés, les jeunes pourront faire la part de chose.

Ainsi dans sa communication, le conférencier est revenu sur l’origine du terrorisme et son avènement en Afrique de l’ouest. Amadou Sanogo a ensuite catégorisé ces différents groupes armés qui agissent selon lui pour des mobiles différents notamment politiques, religieux, ethniques et autres. Il n’a pas occulté le mode de recrutement de ces groupes qui appâtent les jeunes « ignorants ».

Phénomène qui sape l’image de l’islam, le connaisseur des mouvements terroristes et leurs fondements a invité les participants à la conférence à être vigilants pour ne pas tomber dans leurs travers.

Une vue des participants

Mieux, ils doivent selon le conférencier,  être des remparts contre le mal. Pour ce faire, il les a invités à ne pas permettre à n’importe qui de prêcher ou de diriger les prières dans les mosquées afin d’éviter la propagation d’idées qui sont susceptibles d’alimenter le terrorisme.

Amadou Sanogo n’a toutefois pas occulté la part de l’Etat à développer des opportunités pour les jeunes pour que ceux-ci puissent éviter l’appât des groupes armés.

Pour lui, la lutte armée seule ne peut pas venir à bout du mal qui tire en partie ses causes de la misère, de la pauvreté et de la stigmatisation. Trouver donc une solution à ces maux, c’est trouver en partie une solution au terrorisme au Burkina Faso, foi de Amadou Sanogo.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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