Situation sécuritaire : La COPA-BF et le CODESA préconisent la formation d’au moins 40 VDP dans chaque village

Deux organisations de la société civile à savoir, la coalition des patriotes africains (COPA-BF) et le collectif de défense de la souveraineté africaine (CODESA) ont coanimé à Bobo-Dioulasso une conférence de presse ce mercredi 25 mai 2022 pour se prononcer sur la situation nationale du Burkina Faso.

La situation sécuritaire est préoccupante au Burkina Faso. Si l’arrivée des militaires au pouvoir avait donné une lueur d’espoir aux populations quant à l’amélioration de celle-ci, le constat est tout autre.

C’est du reste, ce que pensent ces deux organisations de la société civile qui étaient face aux hommes et de femmes de médias de la ville de Bobo.

Aussi, ne cachent-ils pas leur déception face à cette situation. « Nous constatons tout au contraire et avec amertume qu’elle (ndrl : la situation sécuritaire) va de mal en pis. Les derniers bilans de la gestion de la crise sécuritaire relayés par certains médias font état de de ce que les attaques sont quasi quotidiennes et particulièrement meurtrières. On dénombrait plus de 600 attaques, avec plus de 500 morts. Le nombre de déplacés internes a lui aussi sensiblement augmenté avec un nombre croissant de villes et de villages qui échappent au contrôle de l’Etat » a dépeint Da Emanuel, un des animateurs de la conférence de presse.

Face à ce qu’ils qualifient de dégradation de la situation sécuritaire au Burkina Faso, ces organisations de la société civile appellent le gouvernement de la transition à « libérer  son génie créateur  et d’innover pour surprendre l’ennemi pour en finir avec lui le plus rapidement possible ».

Tout en saluant les efforts du gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués dans cette guerre, les conférenciers du jour n’ont pas manqué de faire des propositions à l’égard des autorités : « Nous proposons la formation d’au moins 40 VDP (volontaires pour la défense de la patrie) dans chaque village du Burkina et de les doter en matériel et logistique adéquats. En plus de ces unités combattantes, nous préconisons la constitution des cellules de surveillance et de veille citoyenne dans les quartiers ».

Pour la COPA-BF et le CODESA, le Burkina étant en guerre, il faut généraliser la formation militaire. « Nous sommes favorables au concept du peuple en armes avec la généralisation de la formation militaire à toutes les couches sociales, particulièrement, la jeunesse. Notre pays est en guerre et tous les Burkinabè doivent se sentir concernés et interpellés ».

Cette conférence de presse a été mise à profit par ses organisateurs pour se prononcer sur des questions comme l’augmentation du prix du carburant, les salaires des membres du gouvernement et le séjour du président du Faso à Bobo-Dioulasso.

Aminata Djamila Yé/stagiaire/Ouest-info.net

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