Sécurité alimentaire dans les Hauts-Bassins : l’ONG action contre la faim livre les résultats de ses études

Il s’est ouvert le jeudi 12 novembre 2020, à Bobo-Dioulasso, pour une durée de 48h, un atelier de restitution des études menées dans le domaine de la sécurité alimentaire dans les Hauts-Bassins, initié par l’ONG action contre la faim. Ces études ont été commanditées par ladite ONG dans le cadre de son programme intégré de diversification de la production et d’amélioration nutritionnelle (PADI). Ses résultats permettront de mieux saisir la réalité complexe de l’atteinte à la sécurité alimentaire, selon Boyo Célestin Koussoubé, président du conseil régional des Hauts- Bassins.

Les études réalisées par l’ONG action contre la faim ont été principalement axées sur le diagnostic des filières riz et légumes, leur marché, l’analyse de la valeur nutritive du riz, l’analyse des textes réglementaires sur l’importation du riz et l’étude des mets locaux à base du riz.

Selon Boyo Célestin Koussoubé, la région des Hauts- Bassins, notamment la province du Kénédougou a une forte potentialité agricole mais bute sur un problème de voie communication entre les différentes communes la composant, et le reste du Burkina Faso.

Les participants à l’atelier de restitution de l’étude

Cela est dû, à l’entendre, à une mauvaise qualité des infrastructures routières dans la zone. Pour lui, il est donc nécessaire de les améliorer afin de permettre une évacuation des excédents de productions issues de cette province.

Une nécessité que l’ONG action contre la faim ne contestera pas, à écouter les propos de Cheick Amed Ky, coordonnateur terrain de la base de Orodara de ladite ONG.

Car selon lui, il était également question d’étudier la faisabilité de l’écoulement des productions de la filière riz local et réduire la part de consommation du riz importé par les populations locales.

Au regard des résultats qui devraient être présentés lors des travaux, il est possible, pour Cheick Amed Ky, d’intégrer la consommation du riz local dans les habitudes alimentaires des populations et ainsi réduire la facture des importations du riz étranger.

Abdoul-Karim E. SANON

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