Accès des femmes aux terres productives dans les Hauts-Bassins: Objet d’une étude réalisée par “Land for Life”

Ce lundi 7 février 2022, la Plateforme Multi Acteurs sur le foncier (PMAF) dénommée Land for Life a tenu un atelier de restitution et de validation de l’étude portant sur l’accès sécurisé des femmes aux terres productives dans la région des Hauts-Bassins. Cet atelier a eu lieu dans la salle de réunion de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso  à Bobo-Dioulasso.

Mettre à la disposition des acteurs impliqués dans la définition et la mise en œuvre de politiques et d’interventions foncières, les outils, cadres conceptuels et connaissances approfondies, leur permettant d’avoir un cadre de dialogue autour des enjeux fonciers notamment en ce qui concerne le genre et le foncier, est l’objectif qui a prévalu à la tenue de cette étude.

Selon le coordonnateur de la plateforme multi acteurs, Blaise Bama, l’organisation tente par tous les moyens de faire en sorte que les droits fonciers de tous les acteurs en général et en particulier les petits exploitants qui sont essentiellement les plus vulnérables, soient sécurisés et protégés.

Il reconnait que la plateforme est centralisée à Ouagadougou et pourtant les problèmes sont vécus au niveau régional par la communauté. D’où la décentralisation de cette initiative dans la région des Hauts-Bassins.

Une vue des participants à l’atelier
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Il estime qu’il est important de connaitre les problèmes fonciers qui se posent au niveau de cette région en particulier la question de l’accès des femmes à la terre. Pour lui, il est inadmissible aujourd’hui de continuer de penser qu’on peut arriver à un développement durable sans que les femmes qui sont les actrices importantes ne soient impliquées. Pour qu’elles soient impliquées, Blaise Bama souhaite que leurs droits soient reconnus, acceptés et protégés. D’où cette étude pour déterminer le niveau ou la possibilité pour les femmes d’avoir accès à la terre sécurisée.

Selon lui, il est plus simple d’avoir accès à la terre en tant que ressource capitale, que la formalisation qui pose problème. Pour ce faire, il dit attendre de cet atelier beaucoup de recommandations qui vont permettre de faire un plaidoyer efficace auprès des autorités pour lever cette contrainte.

Représentant le président du conseil d’administration de la plateforme, Abraham Ouédraogo regrette que plus d’une décennie après l’adoption de  la loi 034-2009 /AN portant régime foncier rural censée permettre l’accès équitable à la terre et la sécurisation foncière à tous sans discrimination, les populations rurales souffrent encore de sa  faible application.

Pour lui, les femmes ne bénéficient que de droits fonciers coutumiers, parfois précaires et sur des terres en général dégradées. Pourtant, ajoute-il, elles jouent un rôle primordial dans l’agriculture familiale et dans la formation du PIB, occupent 63% des activités de production des secteurs primaires et du secteur informel et participent pour environ 70% dans la formation du PIB national.

Au nom des participants, Djè Traoré a salué l’initiative car ceci permettra de changer le quotidien des femmes dans les ménages. Chose qui, selon lui, permettra d’apporter leur contribution au développement de leur communauté.

Lass/Ouest-info.net

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