Route de “Kabakourou Missiri” à Bobo : Principale voie d’accès à Sarfalao, la rue de toutes les souffrances en saison pluvieuse

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En saison pluvieuse, l’accès à Sarfalao par la rue Ciré Bâ Ibrahim (Rue 17 87) communément appelée la route de ‘’Kabakourou Missiri’’ relève d’une tâche herculéenne. Entre nids de poule, eaux stagnantes et bourbiers, ce parcours de moins de 2 km que mesure le tronçon ôte à tout usager,  l’envie de vivre de ce côté de Sarfalao (secteur 17). Embourbements de véhicules, chutes de motocyclistes et cyclistes, glissements de piétons sont le vécu quotidien des usagers de cette principale voie d’accès à Sarfalao que l’on pourrait abusivement appeler la ‘’voie de la souffrance’’ en saison pluvieuse.

Camion gros porteur embourbé et bloquant presque toute la voie, des usagers à moto ou à vélo disputant des passerelles avec des piétons, des fruits et légumes étalés au bord presque dans l’eau stagnante de la route, c’est le triste constat que nous avons pu faire en empruntant la route de ‘’Kabakourou Missiri’’, principale voie d’accès à Sarfalao, secteur 17 de Bobo-Dioulasso ce jeudi 19 août 2021. Ces genres de constat ne sont pas rares à Bobo-Dioulasso mais le cas de cette rue mérite d’être évoqué.

En effet, cette rue mène à un centre de santé et de promotion sociale. En plus du centre de santé, sur cette voie se trouve le marché du secteur 17 en construction et aussi une agence de La Poste Burkina en chantier. Quoi de plus normale que de se préoccuper de son état quand on sait que des infrastructures de la taille du marché en construction méritent des voies d’accès bien praticables.

Mais le comble est que c’est le tronçon qui longe le marché en construction qui semble être des plus mauvais du trajet avec des bourbiers pour les usagers véhiculés. Pendant notre trajet, c’est justement à cet endroit que nous avons trouvé le gros porteur chargé qui était embourbé. Ayant bloqué la chaussée, les autres usagers se sont réduits à créer des passerelles pour pouvoir passer.

Exercice difficile pour un autre véhicule qui peut à son tour se retrouver embourber s’il force le passage. Et ce constat de ce jeudi 19 août est presque le quotidien des usagers de la rue Ciré Bâ Ibrahim. Et comme si le calvaire des usagers ne suffisait pas, une partie des dangers du mauvais état de cette route s’invite indirectement dans les assiettes des riverains dont les femmes se ravitaillent en fruits et légumes dans le petit marché circonstanciel qui borde la rue.

Fruits et légumes exposés à la saleté

Nous avons en effet remarqué que des vendeuses de fruits et légumes ont fait leur exposition à même le sol dans presque l’eau stagnante de la route dégradée et cela à ciel ouvert.

Fruits et légumes exposés au bord de la route dans presque l’eau stagnante

Dans une saleté indescriptible, certaines vendeuses du petit marché circonstanciel de Sarfalao en attendant la fin du chantier dudit marché, ont exposé leurs marchandises composées de fruits et de légumes au bord de la route de ‘’Kabakourou Missiri’’. Et c’est dans ces conditions que leurs clientes viennent sans être exigeantes, se servir pour leur cuisine. Une situation qui a attiré notre attention surtout en cette période où l’épidémie de choléra est à nos portes.

Contre le mauvais état de la route, les populations peuvent paraître impuissantes et se résoudre à subir la situation. Mais accepter d’être une victime collatérale à cette situation relève de la responsabilité de chacun. Sinon exiger un minimum d’hygiène auprès des vendeuses qui exposent les condiments à la saleté ne devrait pas être la mer à boire pour celles qui s’y ravitaillent. C’est juste une question de bon sens.

Mais tout compte fait, cette route en bon état épargnerait tout le monde de ses conséquences directes et indirectes.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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