Répression d’étudiants à Bobo : Le ministre des enseignements supérieurs au chevet des blessés

Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, porte-parole du gouvernement, Pr Alkassoum Maiga, accompagné d’une délégation universitaire de Nazi Boni, a rendu visite aux étudiants blessés de la répression de leur grève au cours de la semaine. C’était dans la matinée de ce dimanche 16 janvier 2022, à l’hôpital Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso.

Réconforter les étudiants blessés par les forces de l’ordre au cours de leur grève, les encourager et les faire part du soutien du gouvernement est l’objectif de la visite du ministre de l’enseignement supérieur et de l’innovation, Alkassoum Maïga aux victimes sur leurs lits d’hôpital au CHUSS.

Selon le ministre, sur la dizaine de blessés qui avait été admis à l‘hôpital, il y a des cas graves dont des fractures à l’épaule, au bras, aux pieds, etc.

A l’issue du point avec le médecin en charge de leurs soins, il ressort que la prise en charge au niveau des urgences s’est très bien passée et que les blessés sont dans la phase d’hospitalisation. Pour Alkassoum Maïga, le médecin a rassuré que dans un bref délai, ceux dont la situation évolue favorablement vont être libérés.

Pr Alkassoum Maiga, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, porte-parole du gouvernement

Pour ce faire, le ministre a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à l’amélioration de la santé des blessés. Pour cela en plus du suivi des blessés, il recommande un suivi du point de vu communicationnel pour aboutir à une collaboration apaisée entre les acteurs.

Porte-parole des étudiants, Moubarack Yoda estime qu’il est important que les responsabilités soient situées face aux violences des éléments de la sécurité contre les étudiants. « On ne peut pas faire intervenir la  police à l’encontre des étudiants, jusqu’à faire usage de balles sans que les responsabilités ne soient situées. Que ce soit les commanditaires ou les exécutants, chacun doit assumer son acte. Parce que, comme dirait l’autre, si on t’envoie, il faut savoir t’envoyer » s’est-il indigné.

Pour lui, des blessés graves sont toujours hospitalisés avec des fractures au bras, aux pieds, des blessures au ventre.

Il précise qu’un compte rendu des rencontres et des échanges avec le ministre et les responsables de l’université, sera fait au cours d’une assemblée générale et il appartiendra aux étudiants de dégager la conduite à tenir.

Par ailleurs, il lance un appel aux organisations de défense des droits de l’Homme à s’intéresser à la question.

Lass/Ouest-info.net

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