Rentrée fiscale 2021: plus de 944 milliards attendus dans le budget de l’Etat

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La direction générale des impôts (DGI) a effectué sa rentrée fiscale 2021 à Banfora, le jeudi 21 janvier 2021. Marquée par une conférence de presse, cette rentrée a été le lieu pour le directeur général des impôts de présenter les perspectives de l’institution pour 2021 afin d’élargir l’assiette fiscale.

« La digitalisation de la gestion domaniale, foncière et cadastrale pour une sécurisation foncière au service du contribuable » est le thème sous lequel s’est tenue la 6ème rentrée fiscale à Banfora. Face à plusieurs perspectives, le directeur général des impôts, Moumouni Lougué voit 2021 comme une année de gros défis à relever en termes de recouvrement et d’élargissement de l’assiette fiscale. Ainsi, il a annoncé une prévision de recouvrement de plus de 944 milliards de FCFA au profit du budget de l’Etat.

A ce défi traditionnel de la direction générale des impôts, il faut ajouter la mise en application d’une nouvelle taxe notamment la taxe sur les activités financières (TAF). Cette taxe spécifique vient remplacer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le secteur des finances et assimilés (activité bancaire, bourse des valeurs).

Moumouni Lougué a tenu à préciser que la TAF ne vient pas remplacer la TVA dans tous les domaines mais seulement dans le domaine des activités financières. Ce qui implique que la TVA reste applicable aux autres activités imposables.

Pour ce faire, il fait noter qu’une campagne de communication et de sensibilisation est envisagée dans ce sens. Aussi, le secteur foncier, domanial et cadastral retiendra l’attention des services des impôts relativement au thème de la présente rentrée fiscale.

Ainsi, la direction générale des impôts envisage un système informatisé de gestion des titres d’occupation des terres et des actes fonciers et domaniaux afin que le système de transactions immobilières et foncières soit fiable.

A ces différentes perspectives se greffent la volonté envisagée de la DGI à poursuivre la digitalisation de ses services et à renforcer la communication sur les textes fiscaux et les procédures fiscales.

A terme, la DGI vise l’amélioration du service aux contribuables. Toute chose qui, selon Moumouni Lougué permettra d’accroître les recettes fiscales au profit du développement socio-économique du Burkina Faso.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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