Relance de la filière coton : le ministre en charge du commerce prend la température à Tenkodogo

Une délégation du Comité de suivi de la relance de la production cotonnière, a effectué une tournée de suivi dans la zone de Faso Coton à Tenkodogo ce 17 septembre 2020. La délégation était conduite par le Ministre en charge du Commerce,  Harouna Kaboré.

Deux grandes étapes ont marqué la sortie terrain du comité de haut niveau pour la relance de la production cotonnière 2020-2021. Conduite par le Ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré, la délégation a premièrement visité des champs de coton dans le village de Nigaré, situé à près d’une quinzaine de kilomètre de Tenkodogo.

A la fin de la visite, le président de la délégation a laissé entendre que « l’évolution de la saison cotonnière 2020-2021 est satisfaisante ». Tout de même, il reconnaît que « le début de la saison a été un peu difficile » mais avec « les pluies du mois de juillet cela a été rattrapé ».

Par la suite, le ministre a échangé avec les producteurs. Pour lui, ces échanges étaient nécessaires, car elles ont permis aux producteurs d’exposer des doléances et soulever des préoccupations liées à la filière.

En effet, les producteurs ont souhaité que « l’Etat puisse continuer à les soutenir dans la disponibilité des intrants et de corriger le retard dans l’achat de leur coton. « Ils ont aussi posé le problème de voies d’accès et la construction d’hôpital», a  confié le président de la délégation.

La deuxième étape de la tournée de suivi a concernée la visite de l’usine d’égrenage en construction dans le village de Belcé, situé à 5 kilomètre de Tenkodogo.

Le niveau d’avancement des travaux de l’unité d’égrenage de Belcé est aussi jugé satisfaisant. « Quand on regarde l’évolution du chantier, sauf cataclysme, on est à mesure d’être dans le délai », a déclaré le ministre, tout en fixant la date de réception de l’unité en avril 2021.

A l’en croire, les bâtiments administratifs, eux seront prêts d’ici le 15 octobre 2020. Quant aux bâtiments devant abriter l’atelier d’égrenage, ils seront fonctionnels en début janvier 2021. 

Selon le directeur des opérations de Faso Coton Martin Lam, l’entreprise en charge de la construction de l’usine, elle a une capacité de 2 lignes d’égrenage pour 35 000 tonnes par an. Cette capacité  peut passer à 3 lignes d’égrenage pour 45 000 tonnes par an.

A écouter Harouna Kaboré, ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat, il s’agit à terme « de permettre l’achat et l’égrenage des coton sur place  et la production des graines de semences ».

Pour lui, le prochain ordre économique du Burkina Faso d’ici 2023,  est d’être en plus de pays exportateur du coton, « d’arriver à transformer jusqu’à 25% de notre coton au plan national ».

Cheick Traoré

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