Réhabilitation de l’hôtel de ville de Bobo : le chantier à 75% d’exécution

Les travaux du chantier de réhabilitation de l’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso lancé en mai 2019 sont toujours en cours. Le chantier qui a l’air d’être à la traine pour les citoyens, a suscité de l’intérêt pour Ouest Info qui a dépêché une équipe sur le terrain pour avoir plus de précision sur le chantier de restauration de l’ouvrage en cours. A la rencontre de certains membres du comité de réhabilitation sur le chantier ce mercredi 27 mai 2020, ils ont fourni des explications avant de rassurer que le chantier suit son cours normal avec 75% de taux d’exécution. Avec ce taux, ces derniers promettent que l’ouvrage sera livré en fin juin 2020 si tout se passe comme prévu.

Une vue de l’intérieur de la bâtisse

L’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso qui a été une des cibles des manifestants de l’insurrection populaire de 2014 avait vu ses locaux délabrés. Le maire de la commune de Bobo de l’après insurrection populaire s’est ainsi retrouvé sans local pour abriter son cabinet. Il s’est donc vu obliger de squatter les locaux du service de la voirie de Bobo.

Toute chose que des natifs de la ville ont jugé indigne d’une ville comme Bobo-Dioulasso dont la renommée est retentissante. C’est ainsi d’un comité de réhabilitation de la mairie de Bobo a vu le jour en janvier 2019 par arrêté du maire de la commune, Bourahima Sanou.

Le but de ce comité était de rechercher et récolter des fonds complémentaires pour les travaux de réhabilitation. D’une valeur totale de réhabilitation estimée à environ 1 325 000 000 FCFA, le comité était chargé de collecter 400 millions de FCFA et le reste du fonds à la charge du budget 2019 de la commune de Bobo-Dioulasso.

Ainsi, les travaux ont pu être lancés le 17 mai 2019 après que le comité de réhabilitation ait pu collecter 67 millions de FCFA.

Le lancement des travaux et le délai d’exécution

Au lancement des travaux, 5 mois avaient été annoncés pour la fin des travaux. Une information que Richard Zanzé, le technicien du comité a détaillé quand nous nous sommes rendu sur le chantier pour avoir des précisions. Selon lui, le délai donné au lancement officiel des travaux était le délai d’exécution des gros œuvres. « Pendant le lancement, c’est seulement l’entreprise en charge des gros œuvres qui avait un délai de 5 mois pour s’exécuter qui était présente. C’est pourquoi, on a parlé de 5 mois comme délai d’exécution. C’était sans compter avec les autres entreprises qui devraient entrer en activité. C’est à la fin des travaux de la première entreprise que les autres devraient entrer en activité. C’est pourquoi, il n’a pas été fait cas du temps que devraient prendre les autres entreprises. Sinon il y a trois entreprises au total qui interviennent sur le chantier et chacune avait 5 mois à faire et ces 5 mois de travaux n’étaient pas simultanés. Il y a eu des décalages entre le recrutement des entreprises et cela était dû au fait qu’il y a des travaux qui ne pouvaient pas se faire en même temps » a expliqué Richard Zanzé, technicien du comité de réhabilitation de la mairie de Bobo.

La mobilisation des fonds et les difficultés d’exécution du chantier

Pour Moussa Traoré, un des responsables du comité, le comité a pu mobiliser la quasi-totalité des fonds dont la collecte lui incombait. « Aujourd’hui, on peut dire que la demande de contribution continue. Sans quoi presque tous les fonds ont été mobilisés et la mairie aussi qui a, à sa charge la plus grosse part du budget total du chantier, est aussi à jour. Nous pouvons donc dire que sur le plan financier, il n’y a pas de difficulté particulière à souligner. Toutes les entreprises sont à leur 2ème décompte. Ce qui veut dire que nous n’avons pas de difficulté sur le plan financier. C’est plutôt sur le plan technique que nous rencontrons parfois des difficultés » a rassuré Moussa Traoré.

Moussa Traoré, membre du comité de réhabilitation de l’hôtel de ville de Bobo

Abordant la question du léger retard observé dans l’exécution des travaux, Richard Zanzé donne des explications. « Sur tout chantier il y a des difficultés. Il y’en a de tous les ordres. Mais dans notre cas, les difficultés étaient d’ordres technique et administratif. Il faut noter qu’avec le coronavirus par exemple, certaines entreprises avaient du mal à poursuivre leur dossier de décompte. Ce qui nous a fait accuser un léger retard » a-t-il expliqué.

La conduite du chantier et les principaux acteurs en charge de son exécution

Notons que pour la réalisation de ce projet de réhabilitation de la mairie de Bobo, c’est l’entreprise Road/Echa qui a, en charge les gros œuvres et les entreprises Total Access et VITRAFA ont respectivement en charge les installations électriques et la vitrerie.

Quant au contrôle et suivi des travaux, ils sont assurés par le cabinet ARDI en charge du contrôle et suivi, l’urbanisme en charge du contrôle architectural et le laboratoire national est chargé du contrôle qualité de l’ouvrage.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par la commune de Bobo-Dioulasso. Pour la conduite des travaux, une réunion hebdomadaire de chantier se tient chaque mercredi sur le site.

Abdoulaye Tiénon et Abdoul Karim Etienne Sanon

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