Région des Cascades : Vers la fermeture des établissements privés de soins “hors la loi”.

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La direction régionale de la santé des Cascades a organisé une rencontre d’échanges avec les promoteurs d’établissements privés de soins installés dans la région, le lundi 23 août 2021 à Banfora. Objectif, échangé avec eux sur la nécessité  du respect de la règlementation en la matière.

Cette rencontre présidé par la Haut-Commissaire de la province de la Comoé, représentant la gouverneure de la région des cascades a permis d’échanger sur trois points à savoir  le respect de la règlementation,  le non-respect des cahiers de charge et la double pratique publique-privée.  

En effet, certains cabinets de soins selon Dr Olivia Ouédraogo, directrice régionale de la santé des cascades, exerceraient sans autorisation d’ouverture.

De l’état des lieux fait, il ressort selon elle, que certains cabinets de soin ne respectent pas la règlementation en vigueur.  « Un état des lieux avait été fait avec l’appui des Médecins chefs de districts. Il était question de discuter sur des situations d’inégalités pour amener ces promoteurs  à se mettre en règle mais aussi appliquer la loi. Les cabinets de soins ne sont pas autorisés à faire  certains examens tels que l’échographie, la radiographie, des interventions chirurgicales. Mais il y a certains qui le font quand même » a-t-elle signifié.

Aussi, il est fait obligation aux établissements privés de soin de transmettre régulièrement leurs rapports d’activités de façon mensuelle afin de permettre la compilation des données. Dans la région des Cascades, certains ne respectent pas cette disposition selon la directrice régionale de la santé. « La transmission des rapports dans les délais permet de suivre la situation sanitaire au niveau de la région » a-t-elle rappelé.

Une vue de promoteurs présents à la rencontre

Fortement appréciée par les promoteurs en ce sens qu’elle leur permet d’avoir un certain nombre d’informations, cette rencontre a été mise à profit par ces acteurs pour poser des difficultés qu’ils rencontrent notamment dans la lenteur administrative quant à la délivrance des autorisations. « Nous avons déposé nos dossiers pour une autorisation d’ouverture mais jusque-là, rien » regrettent certains d’entre eux.

Et la directrice régionale de les rassurer : « Pour ce qui concerne les demandes d’autorisation de création ou d’ouverture qui trainent un peu dans les circuits,  nous allons prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’autorité puisse mettre à la disposition de ces promoteurs leurs documents pour qu’ils puissent travailler dans la légalité ».

Mais en attendant, il est demandé aux responsables des établissements privés de santé qui ne disposent pas d’autorisation de  procéder à la fermeture de ceux-ci d’ici septembre 2021, le temps de régulariser leurs situations. « Une sortie de terrain sera organisée avec les autorités régionales pour voir si ces mesures ont été respectées » prévient-elle avant d’exprimer sa disponibilité à accompagner les établissements de soins privés à avoir leurs documents pour travailler dans la légalité.

Si cette décision fait grise mine chez certains promoteurs, d’autres par contre,  la trouvent opportune. « Elle permettra de bien organiser le secteur de santé privée au Burkina Faso », salue un promoteur certainement en règle qui invite ses pairs à se conformer à la loi en la matière.

 Aussi, la question des agents publics qui exercent dans le privé a été évoquée. « Il y a des agents publics de santé qui, au regard de leurs prestations dans les cabinets privés, ne respectent pas les trente-cinq à quarante heures qu’ils doivent faire dans le public comme le stipule la fonction publique hospitalière » regrette-t-elle.

 Selon la loi dit-elle, ces derniers doivent « signer une convention  entre leur structure publique d’origine et les structures privés où ils font des prestations » ; ce qui détermine le temps qu’ils doivent passer dans ces deux structures.

Au terme de la rencontre, les différentes parties ont convenu de la nécessité de la pérenniser afin que les acteurs puissent se parler dans la dynamique d’offrir aux populations, des services de santé de qualité.

JPP/Banfora

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