Recherche scientifique : c’est parti pour la deuxième édition du prix d’excellence

C’est ce vendredi 19 juin 2020 que s’est tenue au centre de calcul de Bobo- Dioulasso, la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2020, du Prix d’excellence de la recherche scientifique, sous la présidence du Pr Alkassoum Maïga, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Cette édition, deuxième du genre, se veut plus ouvert car prenant en compte 4 domaines de plus que la précédente.

Le Prix d’excellence de la recherche scientifique est un Prix instauré par le ministère en charge de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation, visant à récompenser les travaux de recherche scientifique d’un individu ou d’une équipe.

Travaux de recherche qui doivent pouvoir contribuer de manière significative au progrès de la science ainsi qu’au développement économique, social et culturel du Burkina Faso.

Un Prix qui a toute sa raison d’être à en croire les propos du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le Pr Alkassoum Maïga. Selon ses remarques, tous les pays du monde qui ont pu amorcer un processus de développement ont su compter sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Il est rejoint sur ses propos par le Pr Macaire Ouédraogo, président de l’université Nazi BONI qui soutient que tout développement passe par l’enseignement supérieur et la recherche. Même son de cloche pour le ministre du commerce, Harouna Kaboré qui salue l’initiative.

Il est bon soutient-il, qu’on puisse au Burkina, avancer sur deux choses, que sont l’égalité des chances et la valorisation de l’excellence. Allant dans ce sens, Harouna Kaboré a annoncé un Prix spécial de son département qui récompensera les meilleures recherches dans le domaine de la transformation de nos matières premières locales.

Ce Prix spécial vient s’ajouter à celui offert lors de l’édition précédente par la mairie de Bobo-Dioulasso, d’une valeur de 1 million de FCFA, en plus de celui de la commission de l’UEMOA.

Cette édition se veut également novatrice car elle prend en compte les 4 autres domaines de recherche qui n’avaient pas pu être pris en compte lors de la première édition. Ce sont les sciences et technologie ; les sciences juridiques, politiques et de l’administration ; les sciences économiques et de gestion ; et les lettres, les langues, les arts et la communication.

Cette cérémonie a par ailleurs servi de cadre pour la remise d’ordinateurs portables aux étudiants de Bobo ayant bénéficié du programme gouvernemental « un étudiant, un ordinateur ». Les centres universitaires de Banfora et de Gaoua ont également reçu une vingtaine d’ordinateur chacun de la part du CENOU.

Notons que pour prendre part à ce concours, il faut être de nationalité burkinabè ou être résidant au Burkina et travaillant sur un thème de recherche portant sur les priorités nationales de développement.

Il faut aussi être titulaire d’un doctorat unique, ou tout autre diplôme équivalent. Il faut en plus être titulaire au minimum d’un master, d’un diplôme d’Etat de doctorat en sciences de la santé ou tout autre diplôme équivalent pour les Prix spéciaux. Et enfin présenter des œuvres ne datant pas de plus de 5 ans.

Abdoul-Karim E. Sanon

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