Projet “tuuma” : le site de Siankôrô va bien

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Une équipe du conseil régional des Hauts-Bassins, sous la houlette de Lozé Ouattara, son chef de service de l’aménagement du territoire, s’est rendu dans le village de Siankôrô, pour suivre l’évolution du projet « tuuma ». Et tout comme à Djonkélé, le site de Siankôrô se porte bien, à entendre les différents acteurs rencontrés sur ce site.

C’est un bas-fond d’une superficie de 30 hectares qui nous a été donné de visiter à Siankôrô, dans la commune rurale de Faramana. Aménagé par le conseil régional des hauts Bassins à hauteur de 28 millions de FCFA à travers le projet « tuuma », ce site devrait permettre de maintenir sur place la population, freinant ainsi l’exode rurale.

Il a également pour but de contribuer à l’atteinte de l’auto-suffisance alimentaire dans cette localité. Ce sont en tout, 250 jeunes producteurs qui exploitent ce bas-fond rizicole dont 125 femmes et 125 hommes sur 1200 m2 chacun. Explique le point focal du projet, Lozé Ouattara.

Pour Fatôgôma Konaté, président CVD de Siankôrô, ce projet est le bienvenu et c’est avec joie que les bénéficiaires s’y sont investis, au regard de son importance pour eux. Une affirmation confirmée par les propos de Maga Konaté, président du comité de gestion du bas-fond de Siankôrô.

Mais malgré tout, souligne Fatôgôma Konaté, les producteurs ont du faire face à des difficultés, notamment l’installation tardive de la saison des pluies. Une situation qui ne les a pourtant pas empêchés d’être satisfait des résultats issus de ce bas-fond puisqu’ils sont à l’étape de la récolte.

Le président CVD de Siankôrô n’a cependant pas manquer de solliciter auprès du conseil régional, un accompagnement pour l’écoulement de leur riz. Quant à Maga Konaté, c’est la continuité du projet « tuuma » qui lui tient à cœur. Un souhait partagé par une bénéficiaire du projet, elle aussi du nom de Maga Konaté.

Pour cette dernière, si les activités débutent tôt la campagne prochaine, les récoltes seront meilleures que celles de cette année, estimées entre 3 à 4 tonnes par hectare, selon Lozé Ouattara.

Notons que ce projet est financé par l’Union Européenne et l’agence Autrichienne pour le développement.

Abdoul-Karim E. SANON

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