Projet de labellisation du pagne ‘’Kôkô Dônda’’ : le ministre du commerce s’imprègne des conditions des acteurs à Bobo

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a rendu visite à des acteurs de promotion et de valorisation du pagne ‘’kôkô Dônda’’ à Bobo-Dioulasso. Objectif, s’imprégner des conditions de travail de ces acteurs pour mieux organiser le secteur afin de booster l’activité. Ainsi, les teinturières et vendeurs du pagne ont exposé au ministre, les difficultés du milieu que ce dernier a promis mettre en réflexion en vue de leur résolution. Cette visite est intervenue dans la matinée de ce jeudi 13 août 2020.

Le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a envisagé une labellisation du pagne « Kôkô Dônda » afin de débarrasser sa production du phénomène de la contrefaçon.

C’est ainsi que pour baliser le terrain à cette protection du produit, le ministre a rendu visite à des acteurs de la production et de la commercialisation de ce pagne afin de s’enquérir des réalités du milieu.

Ainsi des teinturières aux vendeurs du pagne « kôkô Dônda », le ministre a constaté de visu les réalités des travailleurs du pagne traditionnel de Bobo-Dioulasso qui est actuellement prisé sur les marchés national et international. A l’issue de la visite, c’est un ministre édifié qui rassure les acteurs de l’accompagnement du ministère.

« Le Kôkô Dônda est devenu mieux connu. Il est sorti de l’anonymat pour être prisé par les burkinabè. Pour ce faire, il faut aussi se préparer à faire face aux problèmes que cela va susciter dans le milieu. C’est pourquoi nous avons décidé de voir comment le milieu fonctionne pour que nous puissions, en accord avec les acteurs, trouver des mécanismes pour protéger le produit. Ce qui justifie cette tournée de visite des teinturières et vendeurs. Après cette étape, nous allons rencontrer tous les acteurs de cette chaîne de valeur pour des échanges sur le produit. Des équipes se mettront en place par la suite pour que nous puissions labelliser le pagne en marque collective pour que les acteurs puissent mieux vivre de leur travail » a annoncé le ministre à l’issue de sa visite.

Le Ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré

Comme toute activité économique, le milieu du ‘’Kôkô Dônda’’ rencontre des difficultés. Cette fois-ci, la principale difficulté de cette activité est loin d’être la récurrente question de mévente mais plutôt un problème de disponibilité de matières première.

Aussi, les teinturières ont fait noter un problème de site car la plupart d’elles, exerce devant des concessions. Toute chose qui selon elles, crée des difficultés relationnelles avec le voisinage.

Ainsi le ministre a promis de mettre ces difficultés en réflexion par les techniciens afin d’y apporter des réponses. « Nous sommes content de constater que c’est un secteur en évolution. Nous allons donc travailler à accompagner les acteurs afin qu’ils puissent mieux rentabiliser. Nous ne venons pas avec des solutions à tous les problèmes mais nous voulons accompagner le secteur à mieux s’organiser et améliorer aussi les conditions de travail des acteurs de ce produit » a rassuré le ministre.

Comme cette teinturière pionnière du kôkô Dônda, Fatimata Cissé, toutes les autres se frottent les mains car elles reconnaissent que le métier nourrit son Homme.

De tous les sites visités par le ministre, c’est une moyenne de 200 à 400 pagnes qui sont produits par jour avec des coûts de production journaliers moyens de 100 000 FCFA.

Notons que sur chacun des sites, il y a au moins une dizaine d’employés commis aux différentes tâches de production du pagne Kôkô Dônda, une « marque déposée » des braves femmes de Bobo-Dioulasso.

Abdoulaye Tiénon  

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