Processus de transition au Burkina: Bobo, la ville qui perd toujours?

La Coordination nationale pour la réconciliation et le progrès (CNRP) a animé une conférence de presse dans la matinée de ce jeudi 03 mars 2022. Objectif, réclamer sa part de gâteau dans la gestion de la transition. Les principaux animateurs de cette conférence étaient entre autres, Moussa Konaté, Daouda Diallo, Antoine Nikiéma, James Dembélé.

Interpeller les militaires au pouvoir de la nécessité d’équilibrer la représentativité régionale dans les différents organes de la transition est le principal point qui a valu une conférence de presse de la part de la Coordination nationale pour la réconciliation et le progrès (CNRP).

Pour les conférenciers du jour, cette sortie médiatique vise à attirer l’attention du président du Faso sur la prise en compte de toutes les sensibilités dans les différents organes de la transition.

Pour eux, cette démarche entend rappeler les militaires la gestion de la transition de 2014 qui a marginalisé beaucoup d’organisations et de régions, puisque non représentées. Et selon la Coordination, si rien n’est fait, l’histoire risque de se répéter. “Aujourd’hui il est question de la mise en place des organes de la transition et nous profitons de cette phase pour interpeller les premières autorités afin que la composition de ses organes obéisse à une représentativité géographique, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que le peuple a décriées sous la transition  de 2014 et où tous les membres de ses différents organes, surtout le CNT, étaient concentrés à Ouagadougou. On voit que déjà nous n’avons pas été associés aux assises nationales. C’est pourquoi nous tenons à interpeller le président de la transition pour qu’il tienne compte de la représentativité”, ont-ils souligné.

« Chaque fois  qu’il s’agit de choisir des gens pour occuper des postes de responsabilités les bobolais sont oubliés »

Pour les conférenciers, Bobo-Dioulasso a toujours été la localité la plus oubliée alors que, soulignent-ils, cette ville s’est toujours illustrée quand il s’agit de lutter. “Dans toutes les luttes qui ont occasionné des changements profonds dans notre Pays, la ville de Bobo-Dioulasso, en tant que deuxième capitale, a toujours  joué un rôle fondamental mais  chaque fois  qu’il s’agit de choisir des gens pour occuper des postes de responsabilités les bobolais sont oubliés. Nous trouvons cela anormal et il faut que ça change avec l’avènement de la restauration”, ont dénoncé les représentants de la CNRP tout en saluant la volonté affichée du président Damiba de transformer structurellement le Burkina Faso dans tous ses aspects.

Jack Koné/Ouest-info.net

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