Prévention de l’extrémisme violent en milieu scolaire : la commission nationale pour l’Unesco outille des directeurs d’écoles

La Commission Nationale pour l’Unesco a organisé les 17, 18 et 19 février 2021 à Bobo-Dioulasso, un atelier pour prévenir l’extrémisme violent, notamment en milieu scolaire. Le dialogue interreligieux et la redynamisation des écoles associées à l’Unesco étaient également à l’ordre du jour de cet atelier. Y ont participé les directeurs d’écoles et autres responsables éducatifs de différentes régions, notamment de l’ouest.

L’atelier, organisé par la commission nationale de l’Unesco contre l’extrémisme violent et pour le dialogue interreligieux a pris fin ce 19 février à Bobo-Dioulasso sur une note de satisfaction.

Les participants ont mené à bien leurs travaux sur les sujets abordés et élaboré des pistes de solutions. Au terme de trois jours d’intenses et « fructueux » travaux, le représentant du ministre Alkassoum Maïga à la cérémonie de clôture a félicité les participants venus de différentes régions du Burkina Faso.

Ces directrices et directeurs des écoles associées se sont penchés avec assiduité et perspicacité sur les questions liées à la prévention de l’extrémisme violent, du dialogue interreligieux et de la redynamisation des écoles associées.

Le Pr Ibrahim Sangaré a salué la présence effective des représentants de ces différentes écoles comme la preuve qu’ils partagent les mêmes soucis de faire rayonner le système des écoles associées. La rencontre de Bobo-Dioulasso, qui sera suivie de celle de Ouahigouya, a mis à la disposition des participants, « de nombreux exemples d’expériences, de bonnes pratiques, de bonnes conduites et surtout d’outils pédagogiques ».

Des résultats concluants pour le monde éducatif

Ils sont venus de la boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du  Sud-Ouest burkinabé pour participer à l’atelier de formation de la commission nationale pour l’Unesco sur « la prévention de l’extrémisme violent, la culture du dialogue interreligieux et en vue de la redynamisation des écoles associées ».

Tous des  chefs d’établissement du primaire et du secondaire, membres (ou en cours de l’être) du réseau des écoles associées à l’Unesco. Les communications ont porté entre autres thèmes, sur des textes directeurs de l’Unesco relatifs au sujet, les enjeux et les concepts liés à la culture de paix et le développement durable, les causes, conséquences et solutions éventuelles contre l’extrémisme violent, la promotion du dialogue interreligieux, et la contribution de la jeunesse à la citoyenneté mondiale.

Des formateurs de niveau doctoral et expérimentés ont animés les présentations suivis de débats et d’exercices collectifs.

Éduquer un enfant : une affaire collective

A la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le Dr Fatiè Ouattara, Secrétaire Général de la commission Nationale pour l’Unesco avait planté le décor éthique de l’atelier à travers une citation tirée de l’ouvrage « Eduquer ou périr », de Joseph Ki Zerbo, premier Secrétaire général de la Commission nationale de l’Unesco pour le Burkina. « Maman wolola ani maman tlala té kélé yé (maman a accouché et maman en a fini ne signifie pas la même chose)». Explication du Dr Fatiè Ouattara : « Contrairement à l’animal qui nait achevé, l’homme doit être éduqué par la famille, l’école et la société de façon générale».

Pour ce Maitre de conférences en philosophie de l’éducation, les éducateurs sont les artisans d’un monde nouveau, « les esthéticiens du monde pour que resplendisse à jamais sa beauté à l’éclat du jour de la naissance du bébé, délivrance qui comble de joie le cœur de la maman, du père, de la famille et de la société dans son entièreté ».

Vers la citoyenneté mondiale

Représentant le ministre Alkassoum Maîga de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Président de la commission Nationale pour l’Unesco, le Professeur Ibrahim Sangaré a affirmé que « des troubles de divers ordres, et pour plusieurs raisons, perturbent la quiétude des citoyens, concourent à déstabiliser les institutions étatiques et mettent en mal le système éducatif à travers le ralentissement des activités scolaires ».

 Et d’ajouter, en citant le discours d’ouverture du ministre, que c’est dans ce contexte que ce tient le présent atelier, pour y trouver des solutions idoines, surtout en milieu scolaire. Après Bobo-Dioulasso, la ville de Ouahigouya abritera une autre session sur le même thème, du 24 au 26 février prochain.

Une soixantaine de directeurs et directrices des écoles associées sur la prévention de l’extrémisme violent et le dialogue interreligieux y prendront part, en vue de former ensuite leurs enseignants et les élèves aux concepts de la citoyenneté mondiale.

Thomas Niger

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