Présidentielle de 2020: les femmes rurales interpellent les candidats déclarés sur leurs préoccupations

Les femmes rurales du Burkina Faso veulent faire prendre en compte leurs préoccupations dans les différents programmes des candidats déclarés à l’élection présidentielle du 22 novembre prochain. Pour atteindre leurs objectifs, elles lancent une campagne dénommée : « Les Femmes rurales pour un Burkina sans Faim. » Le contenu de cette campagne a été présenté ce lundi 12 octobre 2020 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse.

Les femmes rurales se sentent garder en marge des priorités des autorités burkinabè dans leur vision du développement. Pour rectifier le tir, elles ont entamé en 2015 un programme d’interpellation des candidats déclarés à présidentielle de 2015 sur leur préoccupation.

Les candidats s’étaient tous engagés à faire du développement de la femme rurale une de leurs priorités, s’il arrivait au pouvoir. Cinq ans après, les Femmes rurales dressent un bilan mitigé de l’engagement du candidat élu en 2015, Roch Marc Christian Kaboré, à accélérer l’autonomisation économique des femmes rurales.

Ainsi, elles saisissent une nouvelle fois l’opportunité de l’élection présidentielle de 2020  pour mener une deuxième phase de la campagne, « les Femmes rurales pour un Burkina sans faim ».

Selon la secrétaire générale adjointe du collège des femmes de la confédération Paysanne du Faso (CPF), Mariam Diaby, la campagne 2020 du programme « les Femmes rurales pour un Burkina sans Faim », consistera à mettre à la disposition des candidats déclarés à la prochaine présidentielle un document contenant 8 mesures à mettre en œuvre pour sortir la Femme rurale dans l’indigénat.

Les Femmes rurales demandent en effet un accès sécurisé à la terre, aux crédits et un accès aux intrants, équipements et infrastructures de production, de transformation et de commercialisation de leurs produits.

Les Femmes rurales demandent également à pouvoir bénéficier de formation professionnelle et que les dépenses publiques pour l’élevage et l’agriculture puissent s’accroître.

Au regard de l’insécurité persistante dans le pays, les Femmes rurales souhaitent un accompagnement spécifique dans les zones durement touchées par l’insécurité. Elles demandent une meilleure promotion des produits locaux et une meilleure représentativité dans les sphères de décision.

Le programme contenant les 8 mesures sera mis à la disposition des candidats déclarés et un comité sera en place pour suivre la campagne électorale pour s’assurer que les engagements qui sont pris prennent en compte les préoccupations des Femmes rurales.

Le gagnant de l’élection présidentielle sera par ailleurs évalué annuellement sur la mise œuvre des actions en faveur du développement de la Femme rurale.

Cheick Traoré

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