Présidentielle de 2020 : Ce que Roch, Eddie et Gilbert promettent aux bobolais

La campagne présidentielle comme législative entrant dans le cadre des élections couplées du 22 novembre prochain bat son plein. 

Ainsi, les prétendants au fauteuil présidentiel, multiplient les meetings régionaux et ce, à la conquête de l’électorat.

Pour l’instant, trois d’entre les 13, et non des moindres, à savoir Roch Marc Christian Kaboré (candidat à sa propre succession), Eddie Komboïgo (candidat du CDP) et Gilbert Noël Ouédraogo (candidat de l’ADF-RDA) ont déjà tenu leurs meetings de Bobo-Dioulasso.

Entre bilan et promesses, ces derniers ne manquent pas d’arguments pour convaincre ou tout au moins séduire l’électorat bobolais.

Roch Marc Kaboré

Candidat à sa propre succession, Roch Marc Christian Kaboré qui estime que son bilan est satisfaisant, a rassuré les bobolais de renforcer ses actions de développement en faveur de Bobo-Dioulasso afin que cette ville présente le visage d’une vraie capitale économique si toutefois, il est réélu. « Nous allons continuer à nous battre pour que Bobo-Dioulasso, les Hauts-Bassins en général, se développent de jour en jour. Dans les 5 prochaines années, nous allons changer le visage de cette ville afin de renforcer son rôle de capitale économique » a-t-il promis sans trop de détails, le jeudi 05 novembre 2020 au stade Aboubacar Sangoulé Lamizana lors de son meeting de Bobo.

Et trois (03) jours après soit le dimanche 08 novembre, celui qui se présente comme l’héritier politique de Blaise Compaoré, à savoir Eddie Komboïgo, candidat du CDP a balayé du revers de la main le bilan de Roch Kaboré tout en lui imputant la responsabilité du visage « hideux » de la ville de Bobo-Dioulasso.

« Tout a été détruit à Bobo-Dioulasso. Toutes les unités industrielles que l’on avait dans cette ville depuis les indépendances ont été liquidées. Et c’est quand Roch Marc Christian Kaboré était premier ministre que ces privatisations ont commencé. Que peut-il donc proposer de mieux pour cette ville aujourd’hui » a-t-il dit avant d’annoncer de sa part, de grandes ambitions pour la ville.

Eddie Komboigo du CDP

« Si toutefois je suis élu président du Faso au soir du 22 novembre 2020, je travaillerai à donner à Bobo-Dioulasso le visage d’une vraie capitale économique. Et cela passera par la formation des jeunes au niveau local et la création d’unités industrielles notamment agroalimentaires car je suis convaincu que Bobo-Dioulasso dispose suffisamment de ressources pour alimenter ces unités en matières premières » a promis à son tour, Eddie Komboïgo aux Bobolais à son meeting de Bobo.

Pendant que ce dernier faisait ses promesses sur le boulevard Châlon en Champagne, au même moment, sur le boulevard de la révolution, le candidat de l’ADF/RDA, Gilbert Noël Ouédraogo proposait aux bobolais le développement de leur ville sous un autre angle. Une capitale économique ce sont, dit-il, des infrastructures notamment routières. « Au cours de mon premier quinquennat si je suis élu président du Faso, nous mettrons au minimum 350 km de goudron à Bobo-Dioulasso » a  promis Gilbert Noël Ouédraogo, candidat de l’ADF RDA à la présidentielle de 2020.

Face à ces offres de développement de Bobo-Dioulasso et dans l’attente de celles d’autres candidats sérieux, n’est-il pas légitime de se poser la question à savoir si les promesses politiques valent grande chose sous nos cieux.

Gilbert Noel Ouédraogo de l’ADF-RDA

Si  c’était le cas, Bobo-Dioulasso serait aujourd’hui à l’image de Chicago, New York, Las Vegas ou Miami tellement les belles promesses de développement de cette ville, il y en a eu.

Ce que doivent comprendre les populations de cette cité, c’est que le développement ne se colporte pas, il est d’abord endogène. A passer donc tout le temps à avaler naïvement les promesses de « marchands importateurs de développement », Bobo-Dioulasso restera toujours dans son « piteux » état.

A chaque bobolais de plutôt se laisser guider par son bon sens et sa raison pour sa participation au choix du futur président du Burkina que de se laisser berner par cette éternelle litanie de promesses politiques jamais entièrement tenues. Aux Bobolais de savoir ce qu’ils veulent et où ils veulent aller car l’on croit comme Sénèque qu’«il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va».

Jack Koné

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