PAPFA: satisfecit autour du bilan 2020

Au cours de l’année 2020, comptant pour sa deuxième campagne, le Projet d’appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA) est déjà à plus 90% de taux d’exécution, alors qu’il reste encore un trimestre pour boucler l’année. En effet, le vendredi 9 octobre, il s’est tenu à Bobo-Dioulasso un atelier d’auto-évaluation de l’Unité de coordination régionale (UCR) dudit projet qui couvre les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades et des Hauts-Bassins. Cet atelier visait à déterminer les acquis du projet ainsi que ses insuffisances afin de les corriger pour mieux entamer l’année 2021.

Il est prévu dans la mise en œuvre du PAPFA que chaque année, il se tienne une rencontre bilan avec l’ensemble des parties prenantes ; histoire de partager les résultats de l’année en cours et planifier les actions de l’année suivante.

Il s’agit aussi de rencontres  pour échanger sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et de dégager des pistes d’actions pour finaliser le plan d’action de l’année suivante.

C’est pour cet exercice que les responsables du projet ont organisé pour la deuxième année consécutive, l’atelier de bilan et de programmation du vendredi 9 octobre 2020 à Bobo-Dioulasso. L’ouverture des travaux a été présidée par Julien Ouédraogo, directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles des Hauts-Bassins.

Élaboré par le gouvernement du Burkina Faso et le Fonds international de développement agricole (FIDA), à hauteur de 40,1 milliards de F FCA, pour une durée de six ans (2018- 2023), le PAPFA a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance économique dans les régions d’intervention.

Plus précisément, il vise à améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des exploitants agricoles intervenant dans la production et la valorisation de produits dans les quatre filières que sont le riz, le maraîchage, le sésame et le niébé.

Déjà à l’entame de son discours d’ouverture de l’atelier d’évaluation, le directeur régional de l’agriculture des Hauts-Bassins n’a pas caché ses bons sentiments vis-à-vis du PAPFA qui, selon lui, « est le meilleur projet jamais eu dans la région des Hauts-Bassins ». En peu d’années (deux années, ndlr), a-t-il souligné, « nous avons vu ce qui s’est passé ».

Le chef d’antenne de l’Unité de coordination régionale du PAPFA, Issa Kouadima

Avec un taux d’exécution de plus de 90%, soit 80% du budget de l’année en cours, le chef d’antenne de l’Unité de coordination régionale du PAPFA, Issa Kouadima, ne se voile pas non plus pour dire que « de façon globale, les activités se déroulent très bien ; malgré la situation sanitaire difficile engendrée par la pandémie du COVID 19 ».

Il en veut pour preuves, entre autres, des réalisations comme : l’appui à 63 organisations paysannes de bases dans le cadre du sous-projet d’accès au marché (SPAM), la mise en place de 41 champs écoles, 9 autres en cours ; un protocole de collaboration est d’ailleurs en cours avec l’INER. Sans oublier, toujours dans le cadre de la même sous-composante, les nombreuses formations techniques et organisationnelles des producteurs, les séances d’alphabétisation…

Notons également, toujours au titre des acquis, que ce sont 450 ha de bas-fonds qui ont été réalisés par le PAPFA au cours de cette année 2020.

Wourodini Sanou

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