Menacée par l’action de l’homme, la rivière Kou pourrait disparaître « dans 25 à 30 ans si rien n’est fait » (étude diagnostique)

Il s’est tenu ce jeudi 6 août 2020, à Bobo- Dioulasso, un atelier de restitution des conclusions de l’étude diagnostique de l’état des lieux du bassin du Kou, mener par Eau Vive Internationale. Il ressort de l’étude, selon les propos Kokou Semanou, représentant Eau Vive Internationale, que ce cours d’eau est « beaucoup menacé ».

Le présidium lors de l’atelier de restitution des conclusions de l’étude

L’importance de la rivière du Kou pour la région des Hauts- Bassins et même au-delà n’est plus à démontrer, à en croire les propos de Bayo Célestin Koussoubé, président du conseil régional des Hauts- Bassins. Malheureusement, c’est un cours d’eau menacé qui, de plus en plus, perd de sa capacité au fil des années.

Un état de fait qui justifie que cette étude fut commanditée afin de dégager des solutions à même d’améliorer la gestion en eau de cette ressource dont « nous sommes tributaires », précise le président du conseil régional des Hauts- Bassins.

Ladite étude a porté sur 3 volets d’investigation, notamment le volet technique et celui agro sylvo pastoral, martèle Kokou Semanou.

Le constat qui s’en dégage est que la rivière du Kou est fortement menacé par en tête de liste, les actions anthropiques, dit-il. Cette ressource, prévient-il, sera perdu si rien n’est fait d’ici les 25 ou 30 prochaines années.

Le Haut-commissaire de la province du Houet quant à lui estime que c’est au « clé-kou », la structure qui va le plus bénéficier des résultats de cette étude, car chargé de la protection des berges de ce cours d’eau.

Ces conclusions constitueront un outil, fait-il remarquer, qui permettra de faire des plaidoyers pour des financements afin de contribuer à la restauration de la rivière du Kou.

Abdoul-Karim E. Sanon

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