Mauvaise exécution des marchés publics : Quelles en sont les causes réelles ?

Le secrétaire permanent de l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), le Dr Tahirou Sanou, a présidé ce mercredi 6 avril 2022 à Ouagadougou, un atelier de validation du rapport provisoire de l’étude sur les mauvaises exécutions des infrastructures dans la commande publique. La validation de ce rapport devrait permettre au Burkina Faso de faire le toilettage de ses textes en matière d’exécution réussie des marchés publics.

Le Burkina Faso souffre de la mauvaise exécution de ses marchés publics. Et c’est une lapalissade que de l’affirmer. La presse nationale en fait l’écho de façon régulière et l’indignation monte au sein des contribuables burkinabè qui voient leurs efforts de construction du développement, volés en éclat. Pire, ces mauvaises exécutions des marchés publics entrainent par moment des pertes en vies humaines. L’exemple de l’effondrement des bâtiments de l’Université Norbert Zongo de Koudougou est encore fumant.

Dr Tahirou Sanou, SP/Arcop

Face au désordre qui règne dans ce secteur avec ses tristes conséquences, l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a bien voulu prendre le taureau par les cornes pour inverser la tendance. Ainsi, il s’est attaché les services d’un consultant pour faire un profond diagnostic des maux qui rongent le secteur des marchés publics et faire des recommandations dont la prise en compte permettra de faire des marchés publics un pilier du développement socio-économique du Burkina Faso.

A l’issue de ses travaux, le consultant a pu mettre à la disposition de l’Arcop et de ses partenaires un rapport provisoire assorti de recommandations. Et ce rapport est au centre de l’atelier de ce mercredi 6 avril 2022.

Selon le Secrétaire permanent de l’Arcop, Tahirou Sanou, l’atelier devrait permettre aux différents participants de critiquer le rapport provisoire, d’apporter leur contribution pour le rendre performant et porteur d’espoir dans sa mise en œuvre, de situer les responsabilités des acteurs intervenant dans le domaine et identifier les causes de la mauvaise qualité des ouvrages.

Une vue des participants à l’atelier

Il a invité les participants à dégager l’énergie nécessaire pour réussir cette étape de validation du rapport de l’étude sur les mauvaises exécutions des infrastructures de la commande publique.

Pour le consultant, Soulama Béré, l’étude a été menée en prenant en compte l’intérêt du peuple burkinabè handicapé par la mauvaise exécution des marchés publics. Les lacunes des textes règlementaire et législatif, la mauvaise qualité du matériel et des matériaux utilisés, la corruption sont entre autres les écueils à lever expressément pour garantir aux burkinabè une meilleure exécution des marchés publics.

Cheick Traoré/ Correspondant à Ouaga/Ouest-info.net

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