Master professionnel en mycologie médical : 11 lauréats « made in Université Nazi Boni »

Il s’est tenu ce lundi 17 février 2020, à l’institut des sciences de la santé (INSSA) de Bobo-Dioulasso, la cérémonie officielle de remise de diplômes de la première promotion de master professionnel en mycologie médicale (2017-2019). Sur 16 apprenants au départ, ce sont finalement 11 qui ont pu franchir la ligne d’arrivée avec à leur tête Kovi Fifi Chantal comme major de promotion. Cette cérémonie, qui s’est voulue sobre, a également servi de cadre au lancement des activités pédagogiques de la deuxième promotion de ce master. Ladite cérémonie a été présidée par le Pr Macaire Ouédraogo, président de l’Université Nazi Boni en présence de responsables d’UFR de l’UNB.

Ils sont venus de divers horizons comme le Togo, la Côte d’Ivoire mais aussi du Burkina Faso pour bénéficier de la formation en master professionnel en mycologie médicale. Formation qui selon le Pr Macaire Ouédraogo, n’est dispensée pour l’heure qu’à l’UNB dans toute l’Afrique.

L’objectif majeur de l’ouverture de ce master qui est de diversifier l’offre de formation à l’UNB selon lui, a été possible grâce à un partenariat avec la Belgique et l’accompagnement de l’académie de recherche et de l’enseignement supérieur.

Autre objectif et non des moindres selon le Pr Sanata Bamba, coordonnatrice Sud dudit master, est de vulgariser la mycologie médicale afin de permettre sa pratique dans nos hôpitaux. Car soutient-elle qu’elle est inexistante dans nos différents CHU. Tout est parti affirme-t-elle de la faiblesse de la formation dans ce domaine et de l’absence de plateaux techniques pour mettre sur pied ce projet de master en mycologie médicale.

Pour que la formation soit de qualité, l’UNB a eu recours à des enseignants qualifiés d’Afrique mais aussi de la Belgique, selon professeur Macaire Ouédraogo. A la coordonnatrice du master d’ajouter que ladite formation dans l’ensemble s’est bien passée dans une ambiance familiale.

Il a été évité dit-elle, aux apprenants des conditions de stress durant l’apprentissage. Situation saluée par Kovi Fifi Chantal, représentante des apprenants, car martèle-t-elle que le début n’a pas été aisé. « Mais grâce au professionnalisme des enseignants, la réussite a été au rendez-vous » s’est-elle réjoui.

Il convient de rappeler qu’ils étaient au nombre de 16 au départ, et ce sont 11 apprenants qui recevaient ce jour leur parchemin de fin de formation, avec malheureusement un décès, survenu peu après l’entame de la formation. Au compte de la deuxième promotion, 18 postulants de diverses nationalités ont été retenus pour prendre part à la formation, confirme le Pr Sanata Bamba.

Abdoul-Karim E. Sanon

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire