MACB : la parenté à plaisanterie pour donner du sourire aux pensionnaires

L’association des parents à plaisanterie et alliés (APPA) a organisé, ce mercredi 30 décembre 2020, la journée culturelle de la parenté à plaisanterie à la maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB). Il s’agit pour l’APPA de contribuer à la promotion de cette valeur culturelle africaine en donnant de la joie aux personnes en conflit avec la loi. Cette journée était placée sous le parrainage de Isabelle Chevalley de nationalité suisse.

« La contribution de la parenté à plaisanterie à la consolidation de la cohésion sociale au Burkina Faso ». C’est sous ce thème que s’est tenue la journée culturelle de la parenté à plaisanterie à la MACB.

Allocution, prestations artistiques et musicale, théâtre, playback, des lives, des bénédictions de chefs coutumiers ont constitué les principaux axes de cette journée culturelle de la parenté à plaisanterie.

Selon le président de l’association, Jérôme Somé, l’objectif poursuivi par l’APPA est de donner la joie et la paix du cœur aux détenus qui, parfois se sentent marginaliser. « L’APPA pense à eux et cela va se pérenniser » a-t-il rassuré. Ainsi, le président de l’APPA invite les chefs coutumiers et religieux à accompagner l’initiative.

Marraine de l’activité, Isabelle Chevalley trouve que la parenté à plaisanterie est une valeur originale qui consolide le vivre ensemble au Burkina Faso. Elle se réjouit du fait que cette valeur sociale permet d’éviter ou de résoudre des tensions sociales au sein des communautés. « La parenté à plaisanterie sert aussi à détendre l’atmosphère et à soulager la douleur des parents lors de la perte d’un être cher », a-t-elle aussi souligné comme vertu au compte de la parenté à plaisanterie.

Ainsi selon Isabelle Chevalley, l’APPA a atteint son objectif en organisant cette journée car elle a permis de donner du sourire aux personnes détenues de la maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso.

Pour ce faire, elle souhaite que l’activité se pérennise pour que ces personnes qui sont privées de leur liberté ne se sentent pas toujours marginalisées.

LD (Ouest-info.net)

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