Lutte contre le terrorisme : La COPA ne veut plus de la France au Burkina Faso

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La coalition des patriotes africains (COPA /BF) a tenu sa troisième conférence de presse ce jeudi 16 septembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Objectif, lancer un appel à l’endroit du peuple burkinabè et du gouvernement pour des mesures plus adéquates à la situation sécuritaire.

Loin d’être une nécessité, sauver la patrie est un impératif. C’est dans cette optique que la coalition des patriotes africains (COPA/BF) a fait entendre sa voie. Au regard de la situation sécuritaire, la COPA/BF lance un appel à l’endroit du peuple burkinabè et du gouvernement pour un diagnostic sérieux de la problématique afin de trouver une solution définitive.

Cet appel s’articule principalement autour de 05 points.  La mise en lumière des différents accords cachés entre les occidentaux et le peuple burkinabè ; l’interdiction du passage des convois de l’armée française dans nos villes ; le boycott progressif des produits occidentaux surtout ceux de la France; la mise en garde des députés quant à la signature de la loi sur la mise en circulation de l’ECO et la réouverture immédiate des frontières sont les revendications que porte la coalition des patriotes africains.

« Pour lutter contre le terrorisme, il ne faut pas tout confier à la France », laisse entendre Roland Bayala, un des responsables de la structure. Pour lui, si la situation sécuritaire se détériore davantage c’est en partie à cause de la forte implication de la France dans les affaires du Burkina Faso.

« Nous vous recommandons vivement d’utiliser les capacités endogènes capables de vous aider à venir à bout de ce terrorisme. Nous sommes convaincus que le Burkina Faso et l’Afrique regorgent d’assez de talent et de cerveaux pour aider à combattre le terrorisme, faites leur appel » a- t-il lancé un appel au président du Faso.

Il faut noter que la COPA/BF est une fédération d’organisations de la société civile qui partagent les mêmes idées et poursuivant un objectif commun. A l’endroit de toutes les structures associatives, estudiantines et scolaires désirant faire partir de la grande famille COPA, les responsables disent les attendre à bras ouverts.

Esther Toé/Stagiaire (Ouest-info.net)

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