Lutte contre le terrorisme: Fds et journalistes pour un mode de communication approprié

« Médias et sécurité », c’est autour de ce thème que le Secrétariat Général (Sgdn) de la Défense Nationale a organisé du 25 au 27 mars 2019 à Banfora en collaboration avec le Conseil Supérieur de la Communication avec l’appui du PNUD, un atelier de réflexion sur les passerelles de dialogue entre les Forces de défense et de sécurité (Fds) et les médias dans la lutte contre le terrorisme.

Cet atelier organisé à Banfora, avait pour objectif de permettre aux médias et aux Fds de mieux faire connaissance pour une meilleure communication dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale.

Durant ces trois jours, des thématiques relatives à la sécurité, à la défense et au traitement de l’information ont été présentées par des communicateurs.

Dans son allocution à l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général de la défense nationale a situé le contexte et les objectifs de l’atelier qui portent entre autres, sur la promotion de l’esprit de défense et de sécurité. La promotion de l’esprit de défense et de sécurité, a-t-il précisé, consiste à rappeler à toutes les composantes de la nation le devoir de défendre la patrie quelle que soit leur appartenance ethnique et religieuse.

Président du conseil supérieur de la communication, Marcel Tankoano a rappelé l’importance de ce cadre de discussion sur « médias et sécurité » pour son institution dans la mesure où cela permettra d’améliorer le travail des journalistes. Il a aussi rappelé la nécessité de collaboration et de mutualisation des efforts entre FDS et journalistes dans cette lutte contre le terrorisme.

Représentant le chef du gouvernement, le ministre de la sécurité a souligné l’importance de la communication dans la stratégie des terroristes qui « cherchent à diaboliser l’Etat et à manipuler certaines populations ». Il a relevé que dans la lutte contre le terrorisme, les médias et les FDS doivent se connaître et convenir d’un mode de communication approprié.

Ainsi, cet atelier selon lui devra permettre à terme de mener une campagne nationale de sensibilisation à l’endroit des populations. Et le gouvernement dit-il, ne ménagera aucun effort dans la lutte contre le terrorisme.

Des communications livrées, l’on retiendra que la sécurité est fondamentale pour la protection des droits de la personne et l’appui au développement durable. La sécurité est une fonction essentielle à la survie de tout groupe ; c’est la première des libertés. Il ressort que l’environnement sécuritaire de la bande Sahélo-Saharienne est marqué par l’aggravation de la criminalité transfrontalière et la montée en puissance du terrorisme.

Il existe plusieurs groupes terroristes qui opèrent au Burkina avec des méthodes diversifiées, lesquelles présentent des caractéristiques communes qui portent, entre autres, sur des actions d’éclat et à forte visée médiatique, une volonté de provoquer un grand nombre de victimes et des actions visant à instaurer la psychose.

A la pratique, il s’avère de plus en plus nécessaire pour les acteurs que sont les FDS et les journalistes de repenser le modèle de communication par une collaboration plus accrue.

Au terme de la formation, les participants ont formulés des recommandations qui ont porté sur la nécessité de vulgariser auprès des médias et des FDS les attentes qui ont été formulées au cours de cet atelier ; de pérenniser ces cadres de dialogue entre FDS, journalistes et communicateurs et surtout, l’implication de participants des zones durement éprouvées par le terrorisme.

JPP, correspondant à Banfora

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