Lotissement à Toussiana : des propriétaires terriens crient à une expropriation de leurs terres

A Toussiana, commune rurale située dans la province du Houet à une cinquantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso (sur l’axe Bobo-Banfora), un projet de lotissement divise autorité municipale et propriétaires terriens.

Du reste, c’est ce qui ressort de la lettre ouverte (signée le 25 avril 2021 par les propriétaires terriens) adressée au préfet du département (dont nous en avons eu une copie).

En effet, à en croire la lettre, la commune de Toussiana a été autorisé en 2010 par un arrêté conjoint (N° 2010/00047/MHU/MATD), à procéder à un lotissement portant sur une superficie de cent(100) hectares.

En plus des 100 ha déjà lotis et attribués (entre 2010-2011), la municipalité aurait entrepris d’opérer un nouveau lotissement portant sur une superficie de 177,5 ha.

Les propriétaires terriens estiment que ce nouveau lotissement (ou extension) n’a aucune base légale donc, constituerait selon eux,  une forme d’expropriation de leurs terres. « Jusqu’à la date du 25 Avril 2021, les populations qui s’opposent à cette forfaiture et à ce déni de droit demandent à connaitre la base légale de cette extension qui vient pour les spolier de leurs terres » peut-on lire dans la lettre ouverte.

Du reste, l’ASCE/LC avait, suite à une investigation, formulé une recommandation à l’endroit de l’autorité communale, l’invitant « à prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour annuler le lotissement dans les zones situées hors du périmètre de la superficie autorisée par de l’arrêté conjoint ».

Les propriétaires terriens disent (dans la lettre), ne pas comprendre pourquoi cet entêtement alors que le dossier serait en justice en attente d’être traité. « Face aux menaces et intimidations de toutes sortes, nous avons préféré adresser nos préoccupations à la justice car en elle, nous avons confiance. A cette date, deux procédures judiciaires sont en cours et nous attendrons que le droit soit dit face à ce que nous considérons comme une expropriation de nos terres » ont-ils indiqué dans leur lettre, tout en invitant le représentant de l’Etat dans la commune (le préfet) à prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin d’éviter que le climat social ne se détériore.

JK/Ouest-info.net

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