Le sésame : l’autre or du Burkina  en quête d’organisation

Deuxième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton, le sésame constitue aujourd’hui, une source importante d’entrées de devises pour le pays.

Le présidium à l’ouverture des travaux de l’atelier

2012 à 2018, le volume de sésame est passé de 100 488 tonnes à 253 936 tonnes avec des recettes d’exportation évaluées à plus de 350 milliards de 2010 à 2016.

Des chiffres qui classent le Burkina Faso au 4ème rang mondial des pays exportateurs de sésame dernière l’Ethiopie, l’Inde et le soudan.
Malgré ces performances, les acteurs, notamment les producteurs, ne jouissent pas pleinement des fruits de leurs productions. La raison, le manque de structuration du circuit de commercialisation du sésame. « Le manque d’organisation et de coordination entre acheteurs et vendeurs fait que les exportateurs se tournent vers les intermédiaires pour surmonter les difficultés liées à la collecte de sésame auprès des producteurs géographiquement dispersés pour répondre aux besoins des quantités à exporter » disent-ils.

Cette pratique selon eux, désavantage les producteurs, joue sur la qualité du sésame burkinabè et entrave les investissements au sein de la chaine de valeur du sésame et ce, du fait « d’absences de contrat ou du fait de contrats infructueux ».

A l’initiative donc du projet SESAME financé par le département de l’Agriculture des Etats-Unis (USAD), producteurs, acheteurs, vendeurs, exportateurs, transformateurs, services techniques et autres acteurs se sont retrouvés à Bobo-Dioulasso du 11 au 12 juin 2019 en vue de trouver une réponse à cette situation.

48 heures pour préparer la campagne 2019/2020

Une vue des participants à l’atelier


Avec pour thème « rôle et importance de la semence dans la qualité du sésame commerciale à l’internationale », cet atelier pré-marketing B2B entre producteurs et acheteurs du sésame vise à préparer la campagne de production et de commercialisation 2019/2020 du sésame.

48 heures durant, ces derniers ont abordés des thématiques comme les enjeux de l’agriculture contractuelle et le respect des contrats entre fournisseurs et producteurs et entre producteurs et acheteurs ; le bilan de la mise en œuvre des recommandations issus de l’atelier bilan de la commercialisation groupée pour la campagne 2018/2019 ; les précontrats entre vendeurs et acheteurs pour la campagne 2019/2020 ; la problématique de la qualité de la semence ; les besoins des acheteurs et les projections des offres des vendeurs (en volume et qualités).

Fortement salué par les acteurs notamment les producteurs, ce cadre leur a permis de faire des prévisions pour la campagne 019/2020.

Les offres de vente s’estiment à 22057,89 tonnes de sésame dont  21937,89 tonnes de sésame blanc S42 et 120 tonnes de sésame bigarré.

Quant aux offres d’achat, elle s’élève à 73 865 tonnes de sésame dont 62 865 tonnes de sésame S42 et 12 000 tonnes de sésame bigarré.
Suite aux séances de négociation, 49 contrat de précampagne ont été
signé et portant sur  88 717,16 tonnes d’une valeur estimée  53 230
296 000 FCFA. Les mise en relation se poursuivront selon les participants car les acteurs ont échangé leur contact pour une suite à donner.

Jack Traoré

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