Kossi: Le métier de crieur public menacé par les nouveaux moyens de communication

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Dans les anciennes sociétés, le crieur public jouait un rôle incontournable dans la vie de la communauté. Généralement chargé d’annoncer des nouvelles au public, le crieur public comme métier est aujourd’hui menacé de disparition par les nouveaux moyens de communication. C’est le cas dans la province de la Kossi dans la Boucle du Mouhoun où les crieurs public se font de plus en plus rares.

Dans toutes les communautés des temps anciens en Afrique et au Burkina Faso, le métier de crieur public a eu à  occuper une place importante comme principal canal d’information des membres de la société.

Ainsi, ce rôle a  traversé des époques et se trouve aujourd’hui menacé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). C’est par exemple le cas dans la province de la Kossi où le rôle de crieur public est presque méconnu par la jeune génération.

Pour cause, toutes les informations et/ou communiqués à l’endroit des populations sont diffusée par les radios ou publiés sur les réseaux sociaux. Alors que c’est ce rôle que jouait fondamentalement le crieur public comme relai d’informations.

Et c’est aux griots que revenait ce rôle. Mais malgré que leur rôle soit relégué au second plan, il y a des situations où il faut nécessairement leur apport. C’est le cas de la recherche des enfants disparus dans la cité du numbado.

Cela est aussi de même pour les campagnes de sensibilisation sur les vaccinations et la prévention de certaines maladies. Et dans ces genres de situations, leurs services sont efficaces car une certaine catégorie de personnes se reconnaît dans cette manière d’informer et de communiquer.

Pour Harouna Koné, le crieur public du village de Mourdié communément appelé “Djeliba”: « Le rôle de crieur public ne doit pas disparaître.Il est incontestable que ce métier est d’une importance capitale surtout dans nos villages et même dans certaines villes où la tradition est encore de rigueur ».

Alors que faire donc pour sauvegarder cette valeur traditionnelle face aux NTIC? Difficile d’y répondre

Adama Dama/Nouna

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