Investissements : Le Burkina Faso connait une hausse, selon le ministre du Commerce Harouna Kaboré

Le Burkina Faso reste un pays attractif pour les investisseurs malgré la crise sécuritaire qu’il traverse depuis 2015. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré l’a indiqué lundi 29 juin 2020, à Ouagadougou, au cours d’un déjeuner de presse. Harouna Kaboré et ses collaborateurs ont présenté la dynamique des investissements au Burkina Faso sur la période 2016-2019. Une dynamique satisfaisante certes, mais pour le ministre Kaboré il est important de renforcer certaines actions afin de consolider les acquis.

Sur la période 2016-2020, l’investissement au Burkina Faso est resté en croissance. Elle est passée de 1.576,4 milliards en 2016 à 1.863,8 milliards en 2019, selon les données la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cette croissance a été portée notamment par l’investissement privé qui a connu une nette augmentation au moment où l’investissement public connaissait une décrue. L’investissement privé qui était de 878,2 milliards en 2016, a chuté en 2017 pour se chiffrer à 858,1 milliards avant de renouer avec une constante croissance.

Il a atteint 943,5 milliards de franc CFA en 2018 et 1.296,6 milliards en 2019. Cette hausse de l’investissement privé au Burkina Faso sur la période 2016-2020 est, selon le ministre Kaboré, la conséquence des mesures prises pour favoriser et encourager l’investissement privé conformément à l’Axe 3 du Programme national de développement économique et social (PNDES) qui veut dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi.

Autre preuve de la vitalité du secteur privé et de la pertinence des mesures prises par le gouvernement en faveur du développement du secteur privé, le ministre Kaboré brandit le nombre d’entreprises créées sur la période 2016-2019. Il ressort que le nombre d’entreprises créées est resté en croissance sur la période. Il est passé de 7 466 en 2016 à 8 837 en 2019.

La création de ces nouvelles entreprises est une bonne nouvelle au niveau de l’emploi des jeunes. Sur la même période, le nombre d’emplois crées est passé de 3 229 en 2016 à 9 622 en 2019. En plus de cette bonne nouvelle pour les emplois, il faut joindre l’impact de ces entreprises sur les recettes de l’État.

La courbe des investissements au Burkina Faso prouve encore que le secteur privé a su démontrer qu’il est le moteur de développement du pays dans la mesure où il réussit à pallier la faiblesse de l’investissement public.

Selon Harouna Kaboré, cette faiblesse de l’investissement public est en partie dû à la fronde sociale, avec en toile de fond, la masse salariale. L’évolution de cette masse salariale a érodé les capacités d’investissement de l’État sur la période 2016-2019.
Le ministre a en outre indiqué que des efforts doivent être consentis aussi bien par l’État que par les partenaires sociaux afin de pouvoir relever le niveau d’investissement du Burkina Faso.

Les bons chiffres de l’investissement au Burkina Faso sur la période 2016-2019 ne doivent pas occulter les contraintes qu’il va falloir lever pour améliorer davantage le niveau d’investissement du privé. C’est pourquoi il a souhaité que cette contrainte à l’investissement puisse être levée.

Cheick TRAORE

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