Intégration des productions végétales et piscicoles : L’UNB partage son expérience avec des producteurs

L’Unité de recherche Aquaculture et de biodiversité aquatique (UR-ABAq) a organisé une visite commentée de son site d’expérimentation et de vulgarisation de l’intégration pisciculture et production végétale au profit d’une cinquantaine de producteurs de Bobo-Dioulasso et de localités environnantes. Objectif, partager son expérience avec eux afin qu’ils puissent se l’approprier pour un renforcement de leurs activités. C’était le 13 mai 2022 à Nasso.

Pays sahélien, le Burkina Faso est confronté à un manque de ressources hydriques pour la production agricole notamment le maraîchage. Or l’apport du secteur du maraîchage contribue pour environ 35% du PIB du pays. C’est ainsi que pour trouver des solutions, ne serait-ce que partielles, au problème, l’unité de recherche Aquaculture et de biodiversité aquatique (UR-ABAq) a monté un projet de production intégrée de poissons et de végétaux dans la pisciculture semi-intensive (projet I3PV).

Retenu dans le cadre du 6ème appel à projet du Fonds National de la Recherche et l’Innovation pour le Développement (FONRID), le projet a été financé par l’institution. Lancé en octobre 2020, un site pilote de production intégrée poissons-végétaux servant de dispositif d’expérimentation et de vulgarisation a été mis place à Nasso.

Des producteurs sur le site pilote de l’UNB

En vue de vulgariser la technique de production intégrée de poissons et de végétaux, les responsables du projet ont invité les producteurs à venir découvrir leur méthode de production qui présente, selon eux, plusieurs avantages. Cette méthode minimise le coût de production mais est aussi et surtout écologique car elle est basée sur la production biologique.

Docteur Rokyatou Sissao, Coordonnatrice du projet

 Selon Docteur Rokyatou Sissao, le but de cette visite est de permettre aux producteurs de s’approprier ce système de production qui mutualise la ressource hydrique. Cette méthode de production intégrée est écologique car elle se sert des déchets et reste d’aliments des poissons pour fertiliser les parcelles de maraichage.

Producteur piscicole et maraîcher, Santernus Traoré, a pris part à cette immersion du site pilote. Il a salué ce cadre de partage d’expérience et a témoigné de l’efficacité de la méthode. « Je suis producteur piscicole. Mais au lancement de ce projet, nous avons été associé et depuis lors j’ai intégré à la production du poisson la production maraichère et cela me réussit bien » a-t-il témoigné. Pour lui, la seule difficulté est le problème de moyen qui puisse permettre au grand nombre de producteurs d’aller vers ce système de production mixte qui est, du reste, bénéfique.

Fatma Ouédraogo est productrice de légumes. Pour elle, ce système de production est une opportunité qu’elle mettra à profit pour accroitre ses revenus. Emerveillé par la méthode, elle entend l’expérimenter sur son site de production dans la commune de Dandé.

Et au Docteur Sissao d’encourager tous les participants à se lancer dans le système de production intégrée qui est, selon elle, une méthode qui présente plusieurs avantages.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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