Grossesses en milieu scolaire : la ligue citoyenne des Hauts-Bassins sensibilise

L’association ligue citoyenne des Hauts-Bassins a organisée le 14 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, une projection vidéo suivie de débat sur les grossesses précoces en milieu scolaire à l’intention des élèves des différents lycées et collèges de la ville de Sya.

Une vue des élèves à la séance de projection

C’est le but de promouvoir une sexualité saine en milieu scolaire que l’association ligue citoyenne des Hauts-Bassins a initié cette projection à l’intention des élèves selon son chargé à l’organisation Oumarou Konaté. L’idée, c’est d’amener ces jeunes à « maitriser leur sexualité dans un contexte où le phénomène des grossesses non désirées en milieu scolaire au Burkina Faso devient un véritable fléau ».

C’est avec grand intérêt que ces élèves ont suivi la vidéo intitulée « dire non franchement ». Durant 30 minutes d’horloge, tous les regards étaient fixés sur l’écran de projection. Des thèmes comme la sexualité et la responsabilité y ont été développés. A l’issue de la projection, les avis étaient controversés. Si pour certains à l’image de Coulibaly Abdoul-Karim la solution aux grossesses en milieu scolaire serait l’utilisation de contraceptifs, d’autres par contre comme Tarbagdo Zeynabou préconisent l’abstinence.

Oumarou Konaté, chargé à l’organisation de l’association

Pour d’autres comme Tindé Abdoulaye, la question sexuelle incombe à tous à savoir les élèves eux-mêmes mais surtout les parents qui ont le devoir de parler de sexualité à leurs enfants afin de leur éviter « le mauvais chemin ». Les idées, même variées ont un but unique : éradiquer ce fléau et éviter son lot de conséquences.

Pour informations, près de 1016 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés dans sept régions du pays au cours de l’année scolaire 2011-2012. (Boucle du Mouhoun, Centre Est, Centre Ouest, Plateau central, Centre et le Nord). Au nombre des causes, on note entre autre la faible connaissance des méthodes contraceptives par les filles, la sous information sur la santé sexuelle et reproductive, l’influence des médias, les activités récréatives des élèves. Ces grossesses en milieu scolaire ont pour conséquences la baisse des rendements scolaires des jeunes filles, les abandons scolaires, les mariages précoces et forcés, les avortements clandestins.

A.K Sanou (stagiaire)

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