Gestion des marchés de Bobo : la SGEIM installée sous haute surveillance policière

C’est sous un fort dispositif sécuritaire que la chambre de commerce et d’industrie de Bobo-Dioulasso a abrité ce lundi 24 février 2020, l’installation officielle du premier conseil d’administration de la Structure de Gestion des Equipements et Infrastructures Marchands (SGEIM) de Bobo-Dioulasso. Sous la direction de Bourahima Fabéré Sanou, premier responsable de la commune, Souleymane Ciréba, conseiller municipal, prend la tête de la nouvelle structure, en tant que président du conseil d’administration. La direction générale quant à elle sera assurée par Amos Lucien Lankouandé.

L’installation de ce conseil d’administration selon le maire de la commune de Bobo- Dioulasso, Bourahima Sanou, est de bonne guerre. Le chemin avant d’en arriver là, a été parsemé d’embûche, à en croire ses propos.

En effet, d’après Bourahima Sanou, il a fallu non seulement faire face à des situations de contestations au sein du conseil municipal mais aussi à des assignations en justice du fait d’avoir créé ladite structure qui pourtant, l’a été sur recommandation des textes de l’Etat.

Après donc tous ces épisodes judiciaires, poursuit-il, cette cérémonie officielle d’installation des membres désignés par le conseil municipal de même que des structures partenaires s’imposait.

Ces membres du Conseil d’Administration ont alors été instruit de s’atteler à mettre de l’ordre au grand marché de Bobo-Dioulasso. Selon les affirmations du maire de la ville de Sya, les infrastructures au niveau communal doivent produire et faire en sorte qu’on puisse en réaliser d’autres pour le développement socio-économique de la ville.

Et à tous ces commerçants qui crient au complot ou qui doutent du bien-fondé de la SGEIM, Bourahima Sanou rassure : « La commune de Bobo- Dioulasso travaille pour qu’il y est un cadre sain et propice à l’exercice de leur commerce ».

Concernant cette crise autour de la gestion du grand marché de Bobo- Dioulasso, Bourahima Sanou signale que s’il est vrai que force doit rester à la loi, cela relève donc du passé. Mais au-delà, précise-t-il, nous sommes dans un Etat de droit et celui qui pense que ses droits ont été violés, qu’il saisisse l’instance compétente notamment la justice pour se faire rétablir dans ses droits.

Quant au PCA de la SGEIM, Souleymane Ciréba, la tâche à lui confiée est considérée comme un défi. Un défi qui sera relevé avec tous les membres composant le conseil d’administration et avec l’aide de « Dieu », espère-t-il. Et pour lui il n’y a pas de défi prioritaire pour le moment. « Nous entrons dans la danse, et ne savons pas encore sur quel pied danser. Il faut d’abord débuter avant de signifier que telle ou telle autre action est prioritaire ».

Notons que la commune de Bobo, le conseil municipal, la chambre de commerce, le gouvernorat, le ministère des transports sont tous représentés dans le conseil d’administration de la SGEIM, nouvelle structure désormais chargée de la gestion des marchés de la commune.

Abdoul -Karim E. Sanon

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