Gestion des émissions interactives: le CSC outille des journalistes et animateurs commis à la tâche

Le conseil supérieur de la communication (CSC) en collaboration avec la commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et l’accompagnement du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) organise un atelier de formation à l’endroit des journalistes et animateurs d’émissions interactives les 10 et 11 août 2020 à Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le président du conseil supérieur de la communication, Mathias Tankoano.

Placé sous le thème : « l’animation des émissions d’expression directe dans un contexte de crise socio-sécuritaire », il se tient à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation au profit des journalistes et animateurs d’émissions interactives. Objectif, renforcer les capacités de ces acteurs de médias audiovisuels dans la gestion de ces émissions.

Pour le président du conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, la maitrise des techniques et des règles de déontologie à appliquer aux émissions interactives est un impératif afin d’éviter que ces plateformes ne se transforment en des instruments de détérioration du climat social.

Cette plateforme d’expression directe, souligne-t-il doit plutôt être un cadre de liberté d’expression directe et non un cadre servant à diviser les burkinabè.

Pour ce faire, Mathias Tankoano est convaincu que cette formation est un facteur qui entend combler un tant soit peu les moyens limités des organes de presse dans la gestion des émissions interactive. « Dans le contexte du Burkina Faso, les organes de presse, notamment audiovisuels n’ont pas les moyens techniques de pouvoir toujours contrôler et avoir la certitude de l’identité de tous ceux qui interviennent. Il nous faut donc trouver d’autres mécanismes pour éviter que ces plateformes ne se transforment en des instruments de propagation de haine et de division des communautés » a-t-il fait savoir.

Par ce renforcement de capacité, Mathias Tankoano reconnait l’importance de ces émissions dans la grille de programmes des médias audiovisuels.

C’est ce pour quoi, il estime que l’on doit les accorder une attention particulière car « il n’est pas rare de constater malheureusement la violation des droits humains au cours desdites émissions, notamment à travers des injures, la diffamation, la stigmatisation des communautés, des appels à la haine contre des communautés, des appels à la vengeance, des incitations à la révolte ».

Compte tenu de cette importance, le président du CSC a invité les participants à s’approprier cet atelier afin de préserver les droits humains au cours des émissions interactives.

C’est selon lui, une école qui pourrait aider à orienter les émissions directes dans le sens de la prévention et de la gestion des crises en général et des conflits inter-communautaires en particulier. A-t-il aussi rassuré les participants quant à la continuité de l’accompagnement du CSC pour le renforcement de leurs capacités.

Les bénéficiaires quant à eux se sont réjouis de l’initiative qu’ils n’ont pas manqué de saluer à sa juste valeur.

LD

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