Gestion des conflits au Burkina: le PNUD restitue ses résultats d’enquête dans les Hauts-Bassins et les Cascades

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Il s’est tenu ce mercredi 3 mars 2021, un atelier de restitution des résultats d’une enquête initiée par le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades. La cérémonie de restitution desdits résultats était présidée par le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Attiou.

Selon le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Attiou, la typologie des conflits a évolué depuis un certain temps. « Avant, il s’agissait des conflits agriculteurs-éleveurs qui étaient récurrents mais de plus en plus, il y a d’autres types de conflits qui concernent les mines, les conflits fonciers, politiques, religieux et même ethniques » a-t-il fait savoir.

C’est en cela, indique-t-il que le PNUD a décidé de mener une étude dans les deux régions pour permettre au pouvoir publique de comprendre exactement quelle est la nature des conflits et comment les résoudre.

Il a rassuré que les différentes recommandations seront portées au plus haut niveau de l’état et que le ministre en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale va certainement s’en inspirer pour l’accomplissement de sa mission.

Pour le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Mathieu Ciowela, depuis sa création, les Nations Unies ont toujours eu pour préoccupations majeures les questions de paix, de sécurité et de développement.

Il indique donc que dans le cadre de leurs activités, le bureau intégré du PNUD à Bobo-Dioulasso va lancer un projet conjoint PNUD/HCR qui va impliquer les autorités locales des deux régions. Il précise que ce projet va porter sur la citoyenneté et la cohésion sociale.

Une vue des participants

Pour  le responsable de l’institution au niveau national, il sera utile de comprendre les phénomènes qui pourraient constituer une menace pour la paix. C’est ainsi, ajoute-t-il que « nous, nous sommes intéressés à la typologie des conflits dans les deux régions ».

La conception de ce projet, selon Mathieu Ciowela, va aider à raffiner les interventions pour que les actions qui seront menées contribuent à renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble, l’autonomisation des femmes et des enfants.

Il signifie que l’analyse de la situation a permis de montrer que les conflits prépondérants dans les deux régions sont essentiellement fonciers et les autres types de conflits sont de faibles proportions. Se convainc-t-il donc que l’unique façon de maintenir la paix, c’est le dialogue.

C’est ainsi que l’étude a relevé la parenté à plaisanterie parmi tant d’autres, comme un important facteur capable d’éteindre des foyers de tensions sociales dans certaines localités.

LD/Ouest-info.net

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