Fraudes et pratiques commerciales illégales: Le BMCRF sensibilise les acteurs du secteur privé des Hauts-Bassins

Les ateliers régionaux de formation des structures de contrôle du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat ont été lancés ce jeudi 16 septembre à Bobo-Dioulasso. L’objectif est de faire face à la recrudescence de la fraude et la multiplication des pratiques de concurrence illégale en faisant accepter les contrôles par le secteur privé.

Et c’est le ministère de tutelle qui a procédé au lancement des ateliers régionaux d’information et de sensibilisation des acteurs économiques sur les missions de la BMCRF. Il a dans son discours d’ouverture regretté la recrudescence de la fraude et la multiplication des pratiques de concurrence illégale avec son corollaire de mévente pour l’industrie nationale et de risques de fermeture d’entreprise.

C’est cette situation qui a amené le MICA à réformer ses structures de contrôle afin d’assumer pleinement ses missions régaliennes de protection du consommateur, de lutte contre la fraude, de contrefaçon et des pratiques illégales de concurrence.

Deux structures de contrôle en sont résulté par décret le 24 juillet 2019. La Brigade Mobile de Contrôle Economique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) et la DGRCP. Leur travail a donné des résultats appréciables dans les secteurs des huiles alimentaires, du sucre, de la pneumatique, des boissons alcoolisées, du tabac, etc.

Des structures efficaces de contrôle mais incomprises sur le terrain

Une vue des participants à la rencontre

Ensemble, les deux structures ont effectué au total 11738 vérifications sur la régularité des importations et des exportations. Des quantités énormes de produits frauduleux et impropres à la consommation ont été saisies. Loin de se satisfaire de ces résultats encourageants, le ministre souhaite une intensification de cette lutte essentielle.

« En dépit de ces résultats satisfaisants, force est de constater que les actions de contrôle rencontrent des difficultés”, a fait savoir le représentant du ministre du commerce. Cela est dû à l’incompréhension des actions de contrôle sur le terrain.

La méconnaissance de la règlementation économique et des missions des deux structures en est la cause. « D’où la nécessité de mener des actions d’information et de sensibilisation à l’endroit des acteurs économiques » ajoute-t-il.

L’atelier tenu à Bobo-Dioulasso est le premier d’une série qui couvrira les 13 régions du Burkina Faso. Leur but est d’expliquer aux participants les missions et attributions des structures de contrôle du MICA aux acteurs économiques des régions afin de lever les incompréhensions et faciliter la collaboration entre l’administration en  charge du contrôle et les partenaires du secteur privé.

L. Dô Sanon

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