FPDCT : plus de 9 milliards de francs injectés dans la région du centre en une décennie

Le fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a, en une décennie, financé des projets de développement à plus de 9 milliards de francs dans six (06) communes rurales de la région du centre. Afin de constater de visu ces réalisations, la direction générale du fonds a initié une visite-terrain le mercredi 17 juillet 2019 avec des hommes et femmes de médias.

Un dispensaire financé par le fonds dans le village de Lao, commune rurale de Komki Ipala

Des dispensaires, un centre de santé et de promotion sociale (CSPS), un collège d’enseignement général (CEG) et un bloc pédagogique, des boutiques commerciales, sont entre autres, les réalisations financées par le Fond permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) en une décennie d’existence au profit des communes rurales de Tanghin Dassouri, Komki Ipala, Komsilga, Koubri.

A ces réalisations, s’ajoutent l’aménagement du marché de Pabré et la médiathèque municipale de Ouagadougou. Afin de toucher du doigt les réalités du terrain, la direction générale du Fond permanent a invité les journalistes pour une mission terrain dans ces six communes rurales de la région du Centre. 

Située en plein cœur de la ville de Ouagadougou, la médiathèque municipale a été financée en 2009 à environ 400 millions de francs Cfa. Grâce à l’accompagnement du Fonds permanent,  la commune rurale de Saaba entre 2011 et 2014 a bénéficié de plus d’une soixantaine de millions pour la construction de 70 boutiques commerciales au profit de la population. ‹‹Grâce au Fond permanent, la commune de Saaba a eu une touche en plus de budget communal pour faire de Saaba ce qu’elle est aujourd’hui›› s’est réjouit le maire Joseph Dipama.

A Gardin dans la commune rurale de Komsilgha, la construction d’un Collège d’enseignement général (CEG) a été financée en 2017 à plus de 38 millions de francs CFA. Dans la commune de Komki Ipala pour qui le Fond représente un ‹‹trésor›› selon le premier responsable de la commune, a bénéficié de la construction d’un dispensaire et des logements.

L’aire d’abattage de Yimdi à Tanghin Dassouri construit en 2011 à plus de 15 millions est sous exploitée.

Le village de Pissi à Koubri a bénéficié en 2015 d’un dispensaire et en 2016 d’un Centre de santé et de promotion sociale. A Tanghin Dassouri, l’aire d’abattage de Yimdi construit en 2011 à hauteur de plus de 15 millions est sous exploité. De passage, on retient que l’hygiène et l’assainissement est à revoir. 

Des insuffisances constatées dans la mise en œuvre des projets financés par le FPDCT

A Pabré, les réalisations prévues n’ont visiblement  pas vu le jour. Ce sont plus de 12 millions de francs CFA qui ont été transférés à la commune en 2011 pour le nivellement, le bornage, la parcellisation de l’ensemble du marché et du dégagement des couloirs de circulation. Lors de notre passage, il n’y avait que des traces de bornages qui étaient visibles dans les champs. Or pour Bruno Dipama, sa structure ‹‹a bien joué sa partition›› qui est d’accompagner les collectivités territoriales en l’occurrence les communes rurales de la région du Centre.

La délégation du FPDCT a immortalisé son passage à la commune de Komki Ipala

Mais, déplore-t-il, ‹‹la fausse note comme nous l’avons constaté, c’est qu’il y a certains projets qui n’ont pas été suffisamment bien mûris et pour cela, nous devons revoir notre offre d’accompagnement technique ». Sans appuis technique conséquent s’est-il convaincu, « on verra toujours les collectivités territoriales tenter de mettre en œuvre certains projets de développement mais, elles auront toujours beaucoup de difficultés››.

Il dit avoir pris bonne note du constat qui ressort de cette visite terrain dans la commune rurale de Pabré comme insuffisances au niveau de la mise en œuvre des projets de développement et au niveau du Fonds. ‹‹Nous n’avons pas pris des dispositions nécessaires pour contrôler la pertinence du projet. L’ouverture d’un guichet appuis technique est envisagée pour y remédier. Nous allons tout faire pour que cela soit une réalité assez rapidement. Nous allons mettre en place assez rapidement des dispositifs de contrôle parce que, ce qui est important c’est que les projets financés par le Fond soient réalisés en bonnes dates et que ça soient des projets utiles au bénéfice des populations. Si la commune elle-même était allée jusqu’au bout de ce projet, elle engrangerait des recettes par rapport à l’occupation des espaces de ce marché›› explique Bruno Dipama.

Photo de famille avec le maire de Ouaga

Avant d’entamer cette visite-terrains, le directeur général du Fond et son équipe a d’abord rendu une visite de courtoisie au gouverneur du Centre, Issa De Sibiri Ouagadougou et au maire de la ville Ouagadougou  Armand Béouindé. Avec ces différentes autorités, Bruno Dipama leur a fait part du lancement des activités commémoratives des 10 ans d’existence du Fonds. Ses hôtes se sont dits prêts à accompagner le DG et son équipe dans le bon déroulement de ces activités d’autant plus que le Fond, depuis une décennie, intervient dans la région du Centre au profit de la population, et des différentes collectivités. ‹‹De 2008 à 2019, le Fonds permanent a injecté plus de 9 milliards de francs CFA dans la région du Centre pour le développement de la région et pour l’amélioration des conditions de vies des populations››, a déclaré le gouverneur.

Wendlasida Savadogo, correspondant à Ouaga

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