Fonds d’appui à la presse privée: le DG rencontre les acteurs des Hauts-Bassins

Ce jeudi 1er avril 2021, le directeur général (DG) du fonds d’appui à la presse privée (FAPP), Bê Palm a tenu une rencontre d’échange avec les patrons de presse privée de la région des Hauts-Bassins à Bobo-Dioulasso. Il s’agissait pour lui d’informer ces derniers sur les innovations opérées dans l’octroi du fonds et recueillir leurs avis pour l’améliorer davantage.

Pour le directeur général du Fonds d’appui à la presse privée, Bê Palm, cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une campagne de communication autour du fonds afin de mieux faire comprendre son fonctionnement.

Il explique l’initiative par le fait que beaucoup d’acteurs ne comprennent pas ou comprennent mal certains aspects des mécanismes de financement et/ou de subvention du Fonds d’appui à la presse privée.

Ainsi, ce cadre d’échange permettrait, pense-t-il, de recueillir l’avis des différents promoteurs de médias surtout locaux afin d’améliorer les conditions de fonctionnement du fonds.

Première d’une série de trois rencontres à Bobo-Dioulasso, Tenkodogo puis Ouagadougou, cette rencontre de Bobo-Dioulasso a permis au DG de s’imprégner des réalités des médias des Hauts-Bassins. Des conditions qu’il dit avoir bien noté.

Le premier responsable n’a toutefois pas manqué de relever l’importance des médias privés et surtout la base juridique qui oblige l’Etat à subventionner ces médias. Pour lui, les entreprises de presse privée font du business certes, mais fournissent également de l’information là où les médias d’Etat sont limités dans leur mission d’information.

« C’est l’article 8 de la constitution qui dit que l’Etat a obligation d’informer la population. Et c’est sur cette base que ce dernier a mis en œuvre le FAPP afin d’accompagner la presse privée au Burkina Faso », a-t-il justifié l’existence du fonds.

Président de l’association des éditeurs de la presse privée des Hauts-Bassins, Mountamou Kani pense que les organes de presse décentralisés doivent être traités de manière particulière car ils ne bénéficient pas des mêmes avantages que les grands médias notamment ceux qui couvrent le territoire national.

« Il faut que le fonds dans son volet subvention prenne en compte la spécificité des entreprises de presse régionales. Sur le plan crédit, nous avons émit des réserves. Une grosse entreprise de presse qui a suffisamment de moyens ne doit pas être soumises aux mêmes conditions de garanties pour souscrire à un prêt que celles qui se retrouvent dans une région et qui n’ont rien comme moyens mais qui font le même travail » a-t-il souligné avant dinviter le DG du fonds à revoir cet aspect. Chose que Bê Palm dit avoir bien noté.

Lass/Ouest-info.net

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