Flambée des prix des denrées alimentaires : A Bobo, des populations sentent les effets sur leur quotidien

image_pdfimage_print

Les prix des denrées alimentaires connaissent une hausse spectaculaire au Burkina. Une situation jamais vécu auparavant selon certaines populations. Hommes, femmes; tous s’interrogent sur cette flambée des prix. Qu’est ce qui explique cette situation ? Que fait l’Etat ? Ce sont les principales questions que se pose bon nombre d’acteurs. Pour mieux comprendre cette situation, nous avons effectué une sortie au marché du secteur 6 de Bobo pour recueillir les avis de certains acteurs du marché des produits alimentaires.

Qui dit hausse des prix, parle de survie de la population. En effet, par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les prix des produits de grande consommation ont augmenté de manière spectaculaire. Cette flambée des prix touche presque tous les produits alimentaires de première nécessité. Et cela inquiète les populations.

Commerçants et acheteurs se plaignent tous de cette situation. Au marché du secteur 6 de bobo, les avis sont partagés. Femme au foyer, madame Sidibé vit difficilement cette situation.  « Je pense que cette situation touche plus les femmes. Avant je pouvais faire le marché avec 500f mais maintenant 1000f ne suffisent pas pour ma popote » déplore-t-elle.

De leur côté, les commerçantes ne manquent pas d’arguments pour justifier cet état de fait. « Les prix ont augmenté depuis la source. Avant je pouvais prendre un panier de tomate à 5000fcfa maintenant il faut 15000fcfa pour s’en procuré. Il en est de même pour les autres condiments » s’est justifiée madame Tapsoba, commerçante de condiments au marché de Bobo.

Cette situation n’est pas sans conséquences dans les ménages. Les hommes peinent à croire en leur femme pour ce qui est de la popote. Madame Hema se trouve confronté à ce problème : « les hommes croient que nous mettons l’argent de la popote de côté pour les tontines. De surcroît les hommes se plaignent du goût du repas ».

Face à cette situation, le gouvernement à travers le ministère du commerce a annoncé le jeudi 1er juillet dernier des actions en vue de limiter les effets de la hausse sur le pouvoir d’achat du consommateur.

Il entend poursuivre le renforcement des actions en cours à travers l’ouverture de 244 nouvelles boutiques, la poursuite des efforts de mise à la disposition des denrées alimentaires à des prix subventionnés et en quantité suffisante, la fixation des prix des céréales au niveau local, l’intensification des contrôles et le maintien de la suspension de la délivrance des autorisations spéciales d’exportation de céréales. Espérons que ces mesures permettraient de ramener les choses à la normale ou freiner tout au moins l’augmentation tous azimuts des prix des produits alimentaires.

Esther Toé/stagiaire/Ouest-info.net

Abonnez-vous à notre newsletter
Entrez votre e-mail pour recevoir un récapitulatif quotidien de nos meilleures publications.