Febaanou 2022 : Une édition tenue contre vents et marées

Débutée le 17 février 2022, la 2ème édition du festival de danses et des musiques africaines, dénommée Febaanou, a refermé ses portes le dimanche 20 février. La tenue effective de cette édition se présente pour le comité d’organisation, comme un challenge relevé et ce, au regard de l’incertitude qui régnait autour de sa tenue.

« Ça n’a pas été facile. Mais nous l’avons fait. Car, il fallait, coûte que coûte tenir cette édition pour s’assurer de la survie ou de la pérennité de ce festival aux ambitions très nobles », relève Flavienne Valérie Sawadogo, directrice artistique du festival.

Au regard de la situation du pays, certains partenaires se sont rétractés à la dernière minute. Conséquence, pas d’argent pour tenir l’édition. Ce qui complique la tâche au comité d’organisation pour qui, il fallait vaille que vaille tenir l’évènement. Mais à quel prix ? « Des soucis de tous ordres, nous en avons rencontrés. L’argent c’est le nerf d la guerre. Difficile donc de réunir tout ce beau monde sans argent. Par jour, le cachet des artistes n’est pas moins de 500 000 FCFA », relate Flavienne Valérie Sawadogo.

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Du reste, Flavienne Valérie Sawadogo n’est pas novice du milieu des festivals. Elle s’y était donc préparée. « Ceux qui sont dans le showbiz savent comment il est difficile d’avoir un accompagnement quand on organise un festival. Pas qu’il n’y a pas des gens qui peuvent financer, seulement, les gens veulent s’assurer de la viabilité ou de la pérennité de l’évènement avant d’y injecter leurs sous. Souvent, il faut attendre vers la 5ème édition pour espérer un accompagnement conséquent » en est-elle convaincue.

En dépit des difficultés, elle dit être satisfaite que cette édition ait pu se tenir. « Nous l’avons tenu (essentiellement sur fonds propres) et tout s’est bien passé dans l’ensemble. Et nous rendons grâce à Dieu pour avoir relevé le challenge car l’organisation de cette édition était un challenge pour nous » s’est-elle réjouie tout de même.

Qu’à cela ne tienne, il ne faut pas selon elle, renier les accompagnements reçus, aussi minimes soient-ils. « Comme on le dit, dents pourries vaut mieux que bouche vide » ironise-t-elle avant de remercier au passage, les bonnes volontés qui, d’une manière ou d’une autre, ont apporté quelque chose à l’organisation de cette édition du FEBAANOU.

Les rideaux étant tombés sur la 2ème édition, le comité pense déjà selon elle, à la 3ème édition. « La machine du festival est lancée, pas question de l’arrêter », en est-elle quant dit à la viabilité du festival dans le temps.

Toutefois, espère-t-elle que les prochaines éditions, les partenaires seront aux côtés du festival.

Jack Koné/Ouest-info.net

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