Elevage au Burkina: Les acteurs réclament un ministère à part entière

Malgré le récent coup d’Etat intervenu au Burkina Faso, malgré la dissolution du gouvernement, certaines institutions continuent de fonctionner selon l’organigramme placé par le régime déchu. Et la récente fusion du ministère de l’Agriculture et du ministère des Ressources animales et halieutiques n’est pas du goût du Syndicat national des éleveurs du Faso (SNEF) qui veut un département entier dédié à l’élevage. C’est le cri du cœur lancé aux nouvelles autorités du pays à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi 3 février à Bobo-Dioulasso.

Selon le SNEF, la fusion du ministère de l’Agriculture et du ministère des Ressources animales et halieutiques lors du dernier remaniement du gouvernement intervenu tout avant le coup d’Etat du MPSR  « dénote d’un manque d’intérêt, voire d’une désaffection » envers le secteur de l’élevage et auquel les nouvelles autorités devraient tout suite remédier.

« On ne peut pas fusionner l’agriculture et l’élevage. Ce sont les deux plus gros secteurs qui occupent la population active du pays. Les séparer, c’est permettre la prise en compte efficiente des préoccupations des différents acteurs.  Il y a trop de problèmes au niveau de l’élevage. Nous voulons donc un ministère plein qui va s’occuper de nos problèmes », a laissé entendre Moumouni Sidibé, président national du SNEF.

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Pour le syndicat, « un ministère entier dédié à l’élevage aura pour avantage non seulement de donner un cadre d’expression à tout ce monde de l’élevage mais aussi et surtout permettra de mieux encadrer leurs problèmes et trouver des pistes de solution idoines ».

L’élevage au Burkina Faso est la deuxième source de recette d’exportation après le coton et contribue pour plus de 18% à la formation du produit intérieur brut.

Ce secteur génère des revenus substantiels ; il occupe près de 86% de la population active. Le pays produit plus de 30 millions de tonnes de viande de bœuf, 264 millions de tonnes de lait et 6 000 tonnes d’œufs par an.

Ces produits d’origine animale sont un facteur d’équilibre alimentaire et nutritionnel du point de vue de leur consommation directe et de leur utilisation pour améliorer la sécurité alimentaire (FAO, 2007; FAO, 2018a).

Jack Koné/Ouest-info.net

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