Système éducatif dans les Hauts-Bassins : 72 heures pour faire le diagnostic

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Les assises régionales de l’éducation nationale des Hauts-Bassins se tiennent du 13 au 15 octobre 2021. Cette rencontre d’échange régionale vise à diagnostiquer le système au niveau régional afin de déceler les dysfonctionnements pour les soumettre aux assises nationales qui sont prévues du 18 au 20 novembre 2021. L’ouverture des travaux de ces assises régionales a été présidée par le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou dans la matinée de ce mercredi 13 octobre 2021 en présence de plusieurs acteurs de l’éducation.

 « De nos jours, il est admis que notre système éducatif est en crise. Oui, une crise de pertinence et une crise de performance malgré les différentes réformes qu’il a connues depuis notre accession à l’indépendance. La crise est devenue structurelle et les symptômes les plus perceptibles sont entre autres l’inadéquation entre les offres de formation et les besoins du monde de l’emploi et la difficulté pour l’Etat de mobiliser des ressources conséquentes pour investir dans l’éducation ».

C’est par ces mots que le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou a abordé l’ouverture des travaux des assises régionales de l’éducation pour justifier leur bien-fondé.

Ainsi 72 heures durant, les acteurs de l’éducation passeront au peigne fin les problèmes que connait le secteur de l’éducation de la région des Hauts-Bassins. L’objectif est de formuler des recommandations pour les soumettre aux travaux des assises nationales de l’éducation qui se tiendront du 18 au 20 novembre 2021.

Pour Antoine Atiou, cette concertation régionale sur l’éducation présente des avantages car elle va permettre de tenir compte des spécificités locales dans des prises de décisions adéquates.

Directeur régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Hauts-Bassins, Yacouba Sanogo est convaincu que ce cadre de concertation est une opportunité pour les Hauts-Bassins et pour le Burkina Faso de repenser son système éducatif.

Pour lui, les problèmes qui touchent le secteur éducatif des Hauts-Bassins sont multiples et divers et les 72 heures d’échanges permettront aux différents acteurs de pouvoir discuter et proposer des actions concrètes. Ainsi, souligne-t-il, l’implication de tous les acteurs aboutiront à une éducation de qualité dans la région et dans le reste du Burkina.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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