Drame à Yirgou : le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés a marché à Bobo pour demander justice pour les victimes

Ils sont sortis nombreux pour dire NON à l’injustice et à la stigmatisation des communautés

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés a marché à Bobo-Dioulasso pour dire non à l’impunité et la stigmatisation des communautés. Organisée par la coordination régionale, la marche qui a drainé de milliers de personnes, est partie de la place Tiéfo Amoro à la place de la nation avant de rejoindre de nouveau la place Tiéfo Amoro. C’était ce samedi 19 janvier 2019.

Partis de la place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso, les marcheurs venus de toutes les contrées et les couches socioéconomiques de la ville de Sya, arpentent la rue de l’unité, passant par la rue du commandant MOUMOUNI OUEDRAOGO avant de rejoindre le rond-point de la nation.

Les autorités régionales sont allées recevoir leur message

Sur place, ils sont reçus par les autorités de la région avec à leur tête, le gouverneur Antoine ATIOU. Le coordonnateur régional du collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés remet un message au gouverneur des Hauts-Bassins pour demander justice contre toutes formes de violences au Burkina Faso.

Les massacres de Yirgou constituent l’essentiel de la marche de ce samedi 19 janvier. Elle a donc reçu le soutien d’autres organisations de la société civile burkinabè, venues aussi demander justice pour les victimes de Yirgou.

Le coordonnateur du collectif initiateur de la marche

A l’image des organisations de la société civile, les hommes politiques eux aussi étaient de la marche. Ils tiennent donc à faire passer un message de paix et de cohésion sociale pour que le vivre ensemble au Burkina soit une réalité

Le drame de Yirgou a fait officiellement une cinquantaine de morts et plus de 1300 déplacés. Aujourd’hui encore tous les burkinabè restent mobilisés pour apporter leur soutien aux familles éplorées. La marche de ce 19 janvier à Bobo-Dioulasso est la troisième après celles d’Ouagadougou et de DORI.

Sotouo Justin Dabiré

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