Développement local : Le défi de relance économique du grand Ouest décortiqué

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Comment tirer profit du potentiel économique de Bobo-Dioulasso et par-delà, le Grand Ouest en général ? C’est autour de cette problématique fondamentale que le Dr Mathias Somé a présenté ce vendredi 2 juillet 2021 « l’initiative et la vision économique du Président du Faso ». La conférence publique du Conseiller spécial de Roch Marc Christian Kaboré entre dans le cadre des premières journées de redevabilité de l’Assemblée Nationale tenue dans la capitale économique sous la présidence effective de Bala Alassane Sakandé, Président du Parlement. Une foule nombreuse d’élus et de la population régionale ont pris part aux débats.

Dans son argumentaire, Dr Mathias Somé, Conseiller Spécial du Président du Faso en charge du Bureau de suivi du programme présidentiel part du constat d’un potentiel « inimaginable » dont regorge le Grand Ouest. « Tant du point de vue de l’agriculture, de l’élevage, des ressources minières, des potentialités artistiques, et bien d’autres secteurs, il y’a un grand potentiel dans le grand ouest, toutes les provinces prises en compte ».

Au regard de ce constat, le Chef de l’Etat a décidé d’un projet général en vue d’actionner les facteurs qui peuvent prendre en compte cet énorme potentiel pour promouvoir le développement dans la région.

Le marché de gros des produits frais est un élément essentiel dans cette mise en œuvre du développement à la fois régional et national, ouvert à d’autres pays africains. Il servira en quelque sorte de grossiste pour les producteurs de produits locaux de genres divers.

C’est la conséquence de demandes adressées en la matière au Président du Faso en provenance de pays tels que le Nigéria ou certains pays d’Afrique équatoriale, explique Dr Somé. Ces secteurs productifs et les producteurs seront ainsi structurés pour offrir des produits de qualité, exportables par frets chaque semaine.

Dans le contexte actuel, cela n’est pas possible, et il s’agit de travailler pour atteindre cet objectif de réponse à la consommation locale et aux sollicitations des pays demandeurs.

Dans cette initiative de développement, l’aéroport de Bobo-Dioulasso s’avère un élément essentiel comme seule voie compétitive comparativement à la voie maritime ou routière.

Cet aéroport constitue de ce fait, une infrastructure incontournable dans le développement du Grand ouest. Il aidera à faciliter le flux de clients potentiels pour l’exportation les produits. En appui, d’autres facteurs et composantes essentiels sont à prendre en compte dans le cadre de ce projet de développement d’envergure.

En guise d’exemple, un abattoir moderne pour la production de viande de qualité. Le technopôle bétail-viande ne consistant pas seulement à tuer des animaux; des unités de transformation sont envisagées pour le conditionnement des produits à mettre sur le marché.

Tout cela va de pair avec la formation des hommes en tant que des professionnels capables.

8 unités d’égrenage à l’ouest, capables de booster son développement

Parlant du parc industriel du textile, Dr Somé fait remarquer qu’il y’a au moins huit unités d’égrenage dans le Grand ouest notamment à Dédougou, Diébougou, Houndé, Bobo, Banfora, Ndorola, etc.

Des élus locaux ont suivi avec attention la présentation

La transformation sur place est un défi à gagner et des partenaires sont prêts à soutenir le Burkina Faso en ce sens pour faire davantage du Burkina un pays exportateur en la matière.

Le projet de centre piscicole constitue une première qui permettra de former des professionnels d’exploitation du poisson et faire du pays, un producteur d’alevins. « L’élevage de poissons sera comparable à celui de poulets dans notre pays », promet Dr Somé qui rassure, en réponse aux préoccupations et doutes émanant du public après son exposé : “il ne s’agit pas là de déclarations en l’air !” L’étude de faisabilité du marché de gros est effectuée de même que celle du technopôle Bétail-viande.

Et celle de modernisation de l’aéroport est en bonne voie de même que le projet du parc industriel coton. Dans l’ensemble, toutes ces études de faisabilité doivent être achevées fin octobre de l’année en cours. De sorte que l’année 2022 voit le début des réalisations effectives du projet Grand Ouest.

Pour la réussite des projets, les structures de base y sont associées. Il s’agit principalement de la commune de Bobo, le conseil régional, la Chambre de Commerce, la chambre d’agriculture. Et cela répond à une des instructions du chef de l’Etat qui, selon Dr Somé Mathias,  est d’impliquer le secteur privé, surtout celui de Bobo-Dioulasso, dans la mise en œuvre de ces projets.

Concernant les coûts chiffrés, il faudra attendre que toutes les études de faisabilité soient achevées. Chose attendue au plus tard le 31 octobre 2021.

L. Dô Sanon

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