Développement de Bobo: 11,81 milliards de FCFA de l’AFD pour deux marchés et une gare routière

Dans le cadre du développement local de Bobo-Dioulasso, le conseil municipal semble focaliser ses efforts sur le développement des infrastructures marchandes. C’est ainsi que la commune a obtenu une convention de prêt et de subvention de 11,81 milliards de FCFA, d’une part par l’AFD et d’autre part, par l’Union Européenne pour la réalisation de deux marchés et d’une gare routière à Bobo-Dioulasso. La signature de cette convention est intervenue dans l’après-midi de ce vendredi 21 mai 2021 à Ouagadougou, au ministère de l’économie et des finances.

Développer Bobo-Dioulasso à partir de ses propres potentialités est le leitmotiv de l’actuel maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou et son conseil municipal.

C’est ainsi que le développement des infrastructures marchandes s’est montré comme une alternative à l’atteinte des objectifs de développement escomptés. Le conseil municipal s’est-il donc engagé dans la recherche de fonds pour le financement de ses projets peaufinés dans ce sens.

Des projets de développement alléchants qui vont toutefois convaincre l’Agence Française de Développement (AFD) qui avait mis fin à ses financements à la commune de Bobo-Dioulasso depuis 1997.

Et c’est la réalisation de deux marchés (Lafiabougou et secteur 25) et une gare routière (secteur 24) à hauteur de 11,81 milliards de FCFA qui a été retenue pour être financée. Sous forme de prêt par l’AFD à 9,84 milliards de FCFA et à hauteur de 1,97 milliard par l’union Européenne sous forme de subvention, la maîtrise d’ouvrage du projet sera rétrocédée à la commune de Bobo.

A terme, ces infrastructures visent à permettre à la commune de disposer de moyens techniques et financiers pour dynamiser durablement l’économie locale. Pour le maire de la commune de Bobo, Bourahima Sanou, avec les infrastructures marchandes qui seront réalisées, les populations amélioreront leurs activités économiques dont le potentiel est selon lui, jusque-là sous-exploité. « Le potentiel économique de Bobo-Dioulasso qui est une ville carrefour est mal exploité et cela est dû au manque d’infrastructures et équipements marchands. Si je vous dis qu’une ville comme Bobo-Dioulasso ne dispose pas encore de gare routière organisée, ça paraît incroyable. C’est pourquoi nous nous réjouissons de cette convention de prêt qui permettra de réaliser deux (02) marchés et une gare routière à Bobo-Dioulasso », a laissé entendre le maire à l’issue de la signature de convention avec l’AFD.

Ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade a donné les raisons du retour de l’AFD dans le développement local de Bobo-Dioulasso. Il explique l’engagement de la France et des autres partenaires par le fait que la population de Bobo-Dioulasso a une croissance rapide et son actuelle équipe municipale dispose aussi d’un plan de développement local durable et bien structuré.

« L’AFD et les autres partenaires ont décidé de soutenir les projets de développement local de Bobo-Dioulasso car l’actuelle équipe municipale dispose d’un plan de développement cohérent et convaincant. En plus de cela, il faut avoir à l’idée que la population de cette ville a une croissance rapide et il faut anticiper les besoins en initiant des projets structurels et durables » à justifié l’ambassadeur de France au Burkina Faso.

Représentant des associations de transporteurs, Harouna Ganamé s’est satisfait de cette convention qui vise à construire une gare routière moderne. Pour lui, cette future infrastructure mettra fin au calvaire des transporteurs. Il a donc invité toutes les autres organisations concernées par le projet à s’impliquer pour faciliter sa réalisation et ce, au profit de l’économie de Bobo-Dioulasso et du reste du Burkina.

Notons que la signature de convention de prêt pour des projets de développement de Bobo à été combiné eà la signature de l’amendement à l’accord sur différé de dettes du Burkina Faso vis-à-vis de la France. Et c’est le ministre de l’économie et des finances, Lassané Kaboré qui a signé ces deux conventions au nom de l’Etat Burkinabè.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net

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