Crise à la Sgm/Bobo : Le maire Bourahima Sanou pointé du doigt

Depuis 2018, la structure de gestion des marchés (Sgm) de Bobo-Dioulasso traverse une crise née d’une bataille juridique qui oppose le maire de la commune au président de cette structure. Pour les commerçants réunis au sein du collectif des associations des commerçants de Bobo, cette crise est la conséquence de la volonté du maire de vouloir contrôler la structure et ce, au mépris des textes de celle-ci.

C’est le 6 février 2018 que tout a débuté. A cette date, le maire Bourahima Sanou, par arrêté, suspendait le président de la SGM de ses fonctions pour « supposées malversations ».

Une décision qui sera par la suite annulée par le conseil d’état qui du reste, avait été saisi par le mis en cause.

S’en est suivit d’autres décisions du maire tendant à révoquer le président de la Sgm de ses fonctions et ce, « malgré la décision de la juridiction suprême du Burkina Faso qui a de facto, replacé le président de la Sgm dans ses fonctions tout en précisant que celui-ci n’est nullement sous la tutelle directe du maire de la commune ».

Cet entêtement du maire à vouloir révoquer le président de la Sgm selon les conférenciers, serait donc à dessein car les textes de la structure « sont clairs ». « Cette bataille juridique est née de la volonté manifeste du maire de contrôler vaille que vaille la manne financière de cette structure aux mépris des règles édictées dans la gestion du comité de gestion des marchés de Bobo-Dioulasso » a laissé entendre Zoubéré Bagagnan, secrétaire général du collectif.

Pour ce dernier, la Sgm est un établissement local de type concessionnaire, avec un contrant de concession matérialisé par un bail de 25 ans allant de 2001 à 2026. Ce qui lui confère selon lui, des droits et devoirs. « De ce fait, elle peut ester en justice, conclure des contrats, acquérir ou céder des biens » a-t-il ajouté.

Il serait donc judicieux pour le maire selon lui, de penser à l’intérêt général de l’ensemble des acteurs partant, celui de la commune toute entière. « Nous pensons que la justice a tranché et c’est pourquoi, nous estimons que le feuilleton juridique qui oppose ces 2 frères devrait pouvoir prendre fin et nous permettre, nous commerçants, de travailler dans la paix, la concorde et la quiétude » a-t-il souhaité.

Et le président du collectif Amidou Koussoubé, de couper court : « Si le maire veut avoir le contrôle de la Sgm, qu’il attende 2026, date d’expiration du contrat de concession ».

Jack Traoré

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