Contreperformance de la filière coton du Burkina: Les acteurs à la recherche d’un nouveau souffle

Depuis quelques années, la filière coton du Burkina, jadis première en Afrique sub-saharienne, se porte mal et ce, malgré les efforts de l’ensemble des acteurs. Une étude diagnostique et prospective de celle-ci, en vue de faire des propositions de nouveaux modèles économiques, a été réalisée. La restitution a eu lieu le vendredi 11 juin 2021 à Ouagadougou sous la présidence du ministre du commerce, Harouna Kaboré.

C’est connu, le coton occupe une place de choix dans l’économie burkinabè. Il contribue pour plus de 4% au PIB national et reste le 2ème produit pourvoyeur de recettes d’exportations après l’or. Il fait vivre directement ou indirectement plus de 4 millions de personnes, contribuant ainsi fortement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté.

Cependant, depuis quelques années, la filière rencontre d’énormes difficultés. L’étude diagnostique a relevé qu’à la baisse des rendements et des revenus des producteurs, s’ajoutent les performances médiocres des sociétés coopératives.

Les consultants sont arrivés à la conclusion que « la filière coton burkinabè est en crise parce que le maillon production, qui soutient tous les autres, est aujourd’hui très fragilisé ».

Le nouveau modèle économique propose un ensemble de réformes visant à redresser les rendements au champ du coton-graine, à professionnaliser le système de caution, à développer la transformation et la consommation locale des produits issus du coton, à renforcer la concertation entre producteurs et sociétés cotonnières, etc.

Le ministre en charge de l’industrie a lui-même assuré la modération des débats pour arriver à des consensus sur les différentes solutions proposées par le nouveau modèle économique. Les participants (représentants de l’administration publique et acteurs de la filière coton) après avoir apporté leurs contributions, ont validé par acclamation les résultats de l’étude diagnostique et prospective de la filière coton du Burkina Faso.

DCPM/MICA (le titre et le chapeau sont de la rédaction)

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